Aller au contenu
Je te vois, mon amour
Faire un don

Pour les familles

Ressources

Des vidéos, des outils et des repères créés par l'association pour mieux comprendre le TDAH et les TND en Polynésie française, et savoir vers qui se tourner.

Nos outils

Des fiches simples, à lire et à imprimer. Touchez un outil pour y aller directement.

Apaiser les émotions

Pour toute la famille et l'école

La méthode Tāmarū

Cinq petites questions à se poser avant de surréagir, quand la colère ou la fatigue montent. Une méthode créée par Augustine Roa, présidente de l'association.

Les cinq étapes de la méthode Tāmarū illustrées : Pārahi, Feruri, Tātā'i, Mā'iti, Parau parau
Le mode d'emploi
Les 5 étapes, dans l'ordre
  1. PārahiQu'est-ce qui se passe dans mon corps ?Par exemple : Je suis tendu(e). Mon cœur bat vite. Je n'en peux plus.
  2. FeruriQu'est-ce que ça me fait, là, dans mon cœur ?Par exemple : Ça me fatigue. Ça me dépasse. C'est trop pour aujourd'hui. Je me sens impuissant(e). J'ai peur de perdre le contrôle.
  3. Tātā'iQu'est-ce qui peut m'aider à me calmer un peu, tout de suite ?Par exemple : Je respire un coup. Je bois un verre d'eau. Je fais trois pas en arrière.
  4. Mā'itiQu'est-ce que je veux lui transmettre : la peur… ou qu'il apprenne quelque chose ?Par exemple : Je veux qu'il comprenne, pas qu'il ait peur. Je veux lui montrer comment on se calme. Je veux lui apprendre quelque chose, pas lui faire mal.
  5. Parau parauComment je peux dire ça simplement et calmement ?Par exemple : « Stop. On se calme. » « Viens, on respire. » « Je t'explique ce qu'on va faire. »
Selon qui l'utilise
Pour les enfants

Mon corps, il fait quoi ? · Je ressens quoi : colère, tristesse, peur ? · Je souffle comme pour éteindre une bougie, je bois de l'eau, je vais dans mon coin calme. · Qu'est-ce que je veux vraiment ? · Je le dis avec des mots calmes : « Je suis en colère parce que… », « J'ai besoin d'aide. »

Pour les ados

Mâchoire serrée, envie de claquer la porte ? · Ce que je ressens vraiment : injustice, stress, honte, fatigue. · Je fais une pause : je sors cinq minutes, je mets de la musique, je pose le téléphone avant de répondre. · Ce que je veux : être compris(e), régler le problème, pas blesser. · Je dis : « J'ai besoin d'une pause, on en reparle après. »

Pour les parents

Les cinq étapes ci-dessus sont écrites pour vous. Le plus important : Tātā'i avant de parler. Quelques secondes de calme changent toute la suite.

Pour les enseignants

Je repère mes signaux (voix qui monte, tension). · Ce que ça me fait : fatigue, sentiment d'être débordé(e) devant la classe. · Pause discrète : respirer, quelques pas, dix secondes avant de répondre. · Ce que je veux : que l'élève comprenne la règle et revienne au calme. Un élève avec un TDAH n'agit pas toujours par provocation. · Je dis court et calme, si possible en privé : « Stop. Je t'aide à te calmer. On en parle après. » La méthode peut aussi s'apprendre à toute la classe.

Méthode Tāmarū créée par Augustine Roa, association Je te vois, mon amour.

Télécharger la fiche à imprimer (PDF)

À utiliser à la maison

La technique du bol

Un enfant en colère crie ; sa maman, calme, tient un bol où tombent ses mots, avec le petit crabe de l'association dedans
« J'imagine un bol invisible entre mon enfant et moi. Tout ce qui déborde tombe dans le bol, et pas sur moi. Le bol protège la relation. Il me garde stable. Et c'est cette stabilité qui lui permet, à lui, de retrouver la sienne. »Isabelle Filliozat
Le mode d'emploi
Quand l'utiliser ?

Quand votre enfant déborde : colère, cris, mots durs, crise.

Comment faire, en 4 étapes
  1. Je respire et j'imagine un bol invisible, posé entre mon enfant et moi.
  2. Tout ce qui déborde tombe dans le bol : les cris, les mots blessants, la colère. Ça ne tombe pas sur moi.
  3. Je reste stable. Je ne le prends pas pour moi : c'est son émotion qui déborde, ce n'est pas une attaque contre moi.
  4. Mon calme l'aide à retrouver le sien. Quand la tempête est passée, on peut se parler et se retrouver.
À retenir

Le bol protège la relation. Il ne veut pas dire tout accepter : il m'aide à rester calme, pour pouvoir ensuite poser le cadre avec douceur.

Technique d'Isabelle Filliozat, psychothérapeute et autrice sur la parentalité.

Télécharger la fiche à imprimer (PDF)

À utiliser à la maison

La méthode A.D.M.I.R.E.R

Sept étapes pour accompagner son enfant quand une émotion le submerge, et l'aider petit à petit à apprendre à se calmer.

« Admirer son enfant, même dans l'opposition, c'est le regarder comme un être en construction. »Isabelle Filliozat
Les sept étapes de la méthode A.D.M.I.R.E.R illustrées avec une maman et le petit crabe
Le mode d'emploi
Les 7 étapes, une lettre à la fois
  1. A S'accorderJe ralentis. Je me mets à sa hauteur. Je lui montre que je suis là.« Je suis avec toi. »
  2. D DécrireJe dis ce que je vois, sans juger.« Je vois que tu serres les poings. »
  3. M MesurerJ'aide mon enfant à dire si son émotion est grande, moyenne ou petite.« Ta colère, elle est grande, moyenne ou petite ? »
  4. I InvestiguerJe cherche avec lui ce qui s'est passé.« Qu'est-ce qui t'a le plus contrarié ? »
  5. R ReconnaîtreJe montre que je comprends ce qu'il ressent. Il se sent compris, et sa tension baisse.« Oui, c'est dur quand on ne peut pas jouer. »
  6. E Exprimer, explorerJe le laisse décharger son émotion : pleurer, dessiner, bouger, parler.« Tu peux pleurer, je reste là. »
  7. R RésoudreQuand il est calme, on cherche ensemble plusieurs solutions. Il apprend à réfléchir et à se maîtriser.« Qu'est-ce qu'on pourrait faire la prochaine fois ? »
À retenir

Mon enfant n'a pas encore appris à gérer ses émotions : son cerveau est en construction. En l'accompagnant avec calme, je lui apprends à le faire seul, petit à petit. Les solutions viennent à la fin, quand il est calmé.

Méthode d'Isabelle Filliozat, psychothérapeute et autrice sur la parentalité.

Télécharger la fiche à imprimer (PDF)

Repérer les signes du TDAH

Grille d'observation

La SNAP-IV 26

La grille SNAP-IV 26, avec ses 26 comportements et les colonnes pas du tout, un peu, souvent, très souvent

Une échelle d'observation qui permet aux parents et aux enseignants de décrire la fréquence de certains comportements de l'enfant. Elle aide à croiser les regards entre la maison et l'école, et apporte des éléments utiles aux professionnels qui l'accompagnent. Utilisable de 6 à 18 ans.

Ce qu'elle contient, comment la remplir
26 comportements, en 3 parties
  • Items 1 à 9, l'inattention : attention soutenue, oublis, distractibilité, organisation, écoute, difficulté à terminer une tâche…
  • Items 10 à 18, l'hyperactivité et l'impulsivité : besoin de bouger, difficulté à rester assis, prise de parole importante, difficulté à attendre son tour, interruptions… Ces 18 premiers items explorent les deux grandes dimensions du TDAH.
  • Items 19 à 26, le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : colère, opposition aux demandes, contestation, irritabilité, ressentiment ou comportements vindicatifs.
Comment la remplir ?

Pour chaque comportement, l'adulte coche la fréquence qui correspond le mieux à ce qu'il observe : pas du tout, un peu, souvent, très souvent. L'idéal est de croiser plusieurs regards, par exemple celui de la famille et celui de l'école.

Un outil d'observation, pas un diagnostic

Un enfant peut présenter certains de ces comportements sans avoir de TDAH ni de TOP. La SNAP-IV 26 ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic : c'est un élément parmi d'autres, dans une évaluation qui tient compte de l'histoire de l'enfant, de son développement, de son environnement, et du regard de professionnels qualifiés.

Grille de James M. Swanson, University of California, Irvine (version française non validée). Pour aller plus loin : caddra.ca

La grille à imprimer (PDF) Notre publication ↗

Questionnaire adulte

L'ASRS v1.1 : le TDAH chez l'adulte

Parce que tout le monde n'est pas « un peu TDAH ». L'ASRS v1.1 est un questionnaire de repérage du TDAH chez l'adulte, développé dans le cadre des travaux de l'OMS et proposé par la CADDRA. L'adulte y répond lui-même, en pensant aux 6 derniers mois.

Comment le lire
Partie A, 6 questions

C'est la partie consacrée au dépistage. Un résultat positif indique qu'il peut être utile d'aller plus loin.

Partie B, 12 questions

Elles explorent plus largement certaines manifestations : attention, organisation, impulsivité, agitation, distractibilité…

Un outil pour repérer et orienter, jamais pour s'auto-diagnostiquer

Ce questionnaire ne permet pas de poser un diagnostic. Si vos réponses vous interrogent, ou si le dépistage est positif, consultez un professionnel compétent pour une vraie évaluation : un neuropsychologue pour le bilan, un psychiatre pour poser le diagnostic.

© Organisation mondiale de la santé, 2003 (version française non validée). Questionnaire proposé par la CADDRA.

Le questionnaire sur le site de la CADDRA ↗ Notre publication ↗

S'organiser à la maison : nos supports à imprimer

Externaliser les fonctions exécutives, c'est quoi ? Les fonctions exécutives, ce sont les capacités du cerveau qui servent à s'organiser, à se souvenir de ce qu'on doit faire, à gérer le temps et à se lancer dans une tâche. Chez un enfant avec un TDAH ou un autre TND, elles sont plus fragiles : ce n'est pas de la mauvaise volonté.

Externaliser, c'est sortir l'organisation de la tête de l'enfant pour la mettre sous ses yeux : sur un tableau, une image, une liste. Votre enfant n'a plus besoin de tout retenir : il regarde, il fait, il avance. Et vous n'avez plus besoin de répéter.

Aperçu du document « Le mode d'emploi des outils » À lire en premier

Le mode d'emploi des outils

À quoi ça sert : expliquer aux parents comment utiliser tous les supports ci-dessous, pas à pas.

Pourquoi c'est important : un outil bien présenté devient vite une habitude. Mal présenté, il finit dans un tiroir.

Le mode d'emploi
  1. Lisez-le en premier, puis gardez-le près de vos supports.
  2. Apprenez chaque outil en trois temps : je montre, on fait ensemble, tu fais seul.
  3. Commencez par un seul outil. Ajoutez-en un autre quand le premier est devenu une habitude.
  4. Parlez-en à l'enseignant et à l'AEESH (AESH), pour utiliser les mêmes images à l'école et à la maison.

Télécharger le mode d'emploi (PDF, 2 pages)

Aperçu du document « Les tableaux de routine » À la maison

Les tableaux de routine

À quoi ça sert : des tableaux à imprimer : « D'abord… ensuite… », « Ma routine : à faire / c'est fait », « Mon cartable est prêt ? », et pour les grands « Avant de partir », « Mon projet » et « Je me lance ».

Pourquoi c'est important : ils aident à passer d'une activité à l'autre, à enchaîner les étapes du matin ou du soir, et à se lancer dans une tâche difficile, sans que le parent répète tout.

Le mode d'emploi
  1. Imprimez, plastifiez si possible, et collez des pastilles de scratch rugueux dans les cases.
  2. D'abord… ensuite… : mettez la tâche à faire, puis ce qui vient après. Montrez le tableau au lieu de répéter, et tenez toujours la promesse de l'« Ensuite ».
  3. Ma routine : les pictos dans l'ordre de votre maison, en haut. À chaque étape faite, l'enfant fait descendre le picto dans « C'est fait ». Le soir, on remet tout en haut.
  4. Pour les grands : laissez votre jeune écrire avec ses mots. « Je me lance » : on commence juste 5 minutes, après on a le droit d'arrêter.

Télécharger les tableaux (PDF, 8 pages)

Aperçu du document « Mes pictos » À découper

Mes pictos

À quoi ça sert : des images à découper pour remplir les tableaux : le matin, le cartable, les repas, le soir, les devoirs, le sport et les moments que l'enfant aime.

Pourquoi c'est important : une image se comprend tout de suite, même quand on ne sait pas encore lire ou quand on est fatigué.

Le mode d'emploi
  1. Choisissez la taille : petit format (pour les tableaux) ou grand format (pour les plus jeunes).
  2. Imprimez, plastifiez, découpez sur les pointillés et collez du scratch doux au dos.
  3. Gardez peu d'images, toujours les mêmes. Si possible, les mêmes qu'à l'école.
  4. Rangez les pictos inutilisés dans une pochette, près du tableau.

Petit format (PDF, 5 pages)Grand format (PDF, 8 pages)

Aperçu du document « Le cercle du temps » À la maison

Le cercle du temps

À quoi ça sert : voir le temps qui passe, sans savoir lire l'heure. Une part du cercle vaut 5 minutes.

Pourquoi c'est important : pour un enfant avec un TDAH, le temps est difficile à sentir. Le cercle le rend visible : il sait quand ça va finir.

Le mode d'emploi
  1. Choisissez le cercle de 20 minutes ou de 30 minutes (ou le cercle vierge, à colorier ensemble).
  2. Dites : « Quand le cercle est plein, on va à la douche. »
  3. Toutes les 5 minutes, votre enfant colorie une part au feutre effaçable. Une alarme sur le téléphone peut l'aider.
  4. Quand tout est colorié, on passe à la suite. On efface pour la prochaine fois.

Télécharger le cercle du temps (PDF, 4 pages)

Aperçu du document « Mon cartable est prêt ? (7-8 ans) » Pour les 7-8 ans

Mon cartable est prêt ? (7-8 ans)

À quoi ça sert : une planche en forme de cartable où l'enfant accroche ce qu'il prend demain, avec ses cartes « Mes affaires ».

Pourquoi c'est important : moins d'oublis, moins de stress le matin, et l'enfant devient fier de se préparer seul.

Le mode d'emploi
  1. Imprimez les 2 pages. Découpez les cartes « Mes affaires », scratch doux au dos.
  2. Le soir, ensemble, accrochez sur le cartable ce qu'il faut pour demain.
  3. Quand une affaire est rangée dans le vrai cartable, l'enfant coche ou retire la carte.
  4. Les jours de sport ou de piscine, ajoutez la carte dans « Aujourd'hui en plus ».

Télécharger Mon cartable (PDF, 2 pages)

Aperçu du document « À vérifier tous les soirs (ados) » Pour les ados

À vérifier tous les soirs (ados)

À quoi ça sert : une check-list pour préparer son sac le soir : emploi du temps, cahiers, devoirs, carnet, trousse, uniforme, et « mon oubli à moi ».

Pourquoi c'est important : l'ado garde son autonomie : c'est lui qui vérifie, pas le parent. Il n'a plus besoin de tout retenir.

Le mode d'emploi
  1. Imprimez et collez la liste là où le sac se prépare, ou à l'intérieur de la porte de la chambre.
  2. Chaque soir, votre ado coche au feutre effaçable. Le matin, il efface.
  3. Remplissez ensemble la ligne « Mon oubli à moi » avec ce qu'il oublie le plus souvent.
  4. Laissez-le modifier la liste : plus il décide, plus il s'en sert.

Télécharger la check-list (PDF, 1 page)

Supports créés par l'association Je te vois, mon amour. Pictogrammes : Sergio Palao pour ARASAAC (arasaac.org), propriété du Gouvernement d'Aragon, licence CC BY-NC-SA.

À l'école : les aides possibles

À l'école ordinaire, plusieurs dispositifs existent pour adapter la scolarité d'un enfant. Voici, pour chacun, l'essentiel en Polynésie française. Les formulaires peuvent changer : vérifiez sur le site de l'ASH que vous avez bien la dernière version.

Ouvrir la page École et démarches, pratique à partager avec l'école ou la famille.

PPRE

Le Programme personnalisé de réussite éducative

Un plan d'aide court et ciblé pour un élève qui a des difficultés dans ses apprentissages, avec des objectifs précis et une durée définie.

Quand l'utiliser, vos droits
Quand l'utiliser ?

Quand l'élève risque de ne pas maîtriser ce qui est attendu dans son cycle, quand les écarts sont préoccupants, ou quand il a redoublé. Il peut être mis en place dès que les difficultés apparaissent.

Comment ça marche ?
  1. Le directeur réunit une équipe éducative avec les parents.
  2. On note ce qui va bien, les difficultés, et on choisit une compétence à travailler avec un objectif.
  3. On écrit les actions (en classe, à l'école, à la maison), qui s'en occupe, la durée et la fréquence.
  4. On fait des bilans réguliers pour voir les progrès et décider de la suite.
Vos droits de parents
  • Vous êtes associés à la mise en place du PPRE et vous le signez.
  • Vous êtes obligatoirement consultés avant toute intervention d'un enseignant spécialisé ou du psychologue scolaire.
  • Vous pouvez demander vous-même une réunion de l'équipe éducative, et vous y faire accompagner par la personne de votre choix.

Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 4, 5 et 13), note du ministre de l'Éducation sur les équipes éducatives.

Le formulaire PPRE (PDF) Version Word, à remplir

PAP

Le Plan d'accompagnement personnalisé

Un document écrit qui liste les aménagements pédagogiques dont votre enfant a besoin en classe, pour suivre le programme comme les autres élèves de son cycle.

À quoi il sert, quand, par qui
À quoi ça sert ?

Le PAP permet aux enseignants d'adapter leur façon de faire pour que l'élève puisse apprendre dans de bonnes conditions. Par exemple : une place au calme dans la classe, des consignes courtes et répétées, des supports agrandis ou aérés, plus de temps pour les évaluations, des pauses, la prise en compte de la fatigue.

Il sert aussi d'outil de suivi : il suit l'élève quand il change d'école, en particulier pour l'entrée au collège ou au lycée.

Pour qui ?

Les élèves qui ont des difficultés durables liées à un ou plusieurs troubles (par exemple un TDAH ou un trouble spécifique des apprentissages), quand le PPRE ou le PAI ne sont pas une réponse adaptée. Le PAP ne concerne pas les élèves qui ont un PPS (reconnaissance du handicap par la CTES).

Quand le mettre en place ?

Dès que les difficultés durables sont constatées, à tout moment de la scolarité, de la maternelle au lycée. Il n'y a pas d'âge minimum ni de classe à attendre.

On vous dit que le PAP ne se met en place qu'au cycle 3 ?

Ce n'est pas ce que disent les textes de Polynésie française. Voici ce qu'ils disent exactement :

« Le PAP est mis en place, soit sur proposition du conseil des maîtres ou du conseil de cycle, soit à tout moment de la scolarité à la demande de la famille, du responsable légal ou de la personne ayant la charge effective de l'enfant. »Circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015, article 40
« Le plan d'accompagnement personnalisé est un dispositif d'accompagnement pédagogique qui s'adresse aux élèves du premier comme du second degré… »Document d'accompagnement officiel du PAP
« Le PAP […] présente la situation de l'élève et les aménagements et adaptations pédagogiques indispensables et possibles à mettre en œuvre tout au long de l'année scolaire… »Circulaire n° 3544/MEE, article 41

Le document officiel prévoit d'ailleurs un modèle de PAP pour la maternelle, l'élémentaire, le collège et le lycée. Vous pouvez montrer ces passages à l'école, et télécharger les textes ci-dessous.

Par qui ?
  • La demande : la famille, à tout moment. L'école peut aussi le proposer (conseil des maîtres ou de cycle, ou professeur principal au collège et au lycée) ; elle demande alors l'accord des parents.
  • L'avis médical : le médecin scolaire constate les troubles et donne son avis. Dans les archipels éloignés sans médecin scolaire, c'est le médecin traitant.
  • La rédaction : le directeur d'école ou le chef d'établissement, avec l'équipe éducative, la famille et les professionnels qui suivent l'enfant.
  • La mise en œuvre : les enseignants de l'élève, avec l'appui des professionnels. Le psychologue scolaire et les enseignants spécialisés peuvent aider au suivi.
Les étapes
  1. La famille (ou l'école) demande un PAP au directeur ou au chef d'établissement. Vous pouvez aussi demander une réunion de l'équipe éducative.
  2. Le médecin scolaire donne son avis.
  3. Le directeur rédige le PAP avec l'équipe éducative et la famille.
  4. La famille reçoit le PAP et donne son accord.
  5. Les enseignants le mettent en place. Il est évalué chaque année.
Bon à savoir
  • Les parents peuvent demander eux-mêmes une réunion de l'équipe éducative. Ils sont toujours associés aux échanges sur leur enfant.
  • Il n'est pas obligatoire d'avoir un PAP avant de faire une demande à la CTES.
  • Le PAP est nécessaire pour demander des aménagements aux examens.

Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 sur la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers (articles 39 à 41), document d'accompagnement officiel du PAP, note du ministre de l'Éducation sur le fonctionnement des équipes éducatives.

Le document officiel du PAP (PDF) Version Word, à remplir La circulaire de 2015 (PDF) La note sur l'équipe éducative (PDF)

PAI

Le Projet d'accueil individualisé

Un document qui organise la vie à l'école d'un enfant qui a un problème de santé de longue durée : soins, médicaments, repas, sport, et ce qu'il faut faire en cas d'urgence.

Quand l'utiliser, vos droits
Quand l'utiliser ?

Quand votre enfant a besoin d'un traitement, de soins ou d'aménagements à cause de sa santé : allergie ou intolérance alimentaire, asthme, épilepsie, diabète, ou un traitement à prendre à l'école. Un enfant qui a un PAP peut aussi avoir un PAI si sa santé le demande.

Comment ça marche ?
  1. Vous faites la demande au directeur ou au chef d'établissement.
  2. Le médecin (médecin scolaire, de la PMI ou médecin traitant dans les îles éloignées) décrit les besoins de l'enfant et remplit le protocole d'urgence.
  3. Le directeur organise la mise en place avec l'équipe ; tout le monde signe.
  4. Vous fournissez les médicaments et l'ordonnance de moins d'un an, et vous vérifiez les dates de péremption.
Vos droits de parents
  • Le PAI se fait à votre demande ou avec votre accord. Vous êtes partenaires du projet.
  • Secret médical : c'est vous qui décidez des informations médicales à partager. Les personnels n'échangent que ce qui est nécessaire, et le document ne doit pas être transmis à d'autres sans votre accord.
  • Le PAI est renouvelé chaque année à votre demande. S'il n'y a pas de changement, il est reconduit à l'identique.

Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 34 à 37), formulaire officiel du PAI de Polynésie française.

Le formulaire PAI (PDF) Version Word, à remplir

PPS

Le Projet personnalisé de scolarisation

Le document qui organise toute la scolarité d'un élève dont le handicap est reconnu par la CTES : ses objectifs, ses aides, ses aménagements et son emploi du temps.

À quoi il sert, quand le mettre en place
À quoi ça sert ?

Le PPS permet à l'élève de suivre tous les apprentissages dont il est capable, en général dans sa classe ordinaire. Il précise :

  • ses besoins, ses réussites et ses difficultés ;
  • les objectifs et ce que fait chaque intervenant (enseignant, AEESH, soignants, partenaires) ;
  • l'accompagnement par un AEESH (AESH), avec son emploi du temps ;
  • les aménagements matériels, en EPS et pour les évaluations et les examens ;
  • si besoin, un protocole d'urgence pour la santé.
Quand le mettre en place ?

Quand les difficultés de l'élève sont liées à un handicap et que les aménagements du PAP ne suffisent plus, par exemple quand il a besoin d'un accompagnement humain. Il faut alors faire reconnaître le handicap par la CTES (commission territoriale de l'éducation spéciale). Il n'est pas obligatoire d'avoir eu un PAP avant.

Les étapes
  1. Vous en parlez au directeur. Il réunit une équipe éducative, obligatoirement, avant toute demande à la commission.
  2. Vous donnez votre accord pour constituer le dossier.
  3. La CTES reconnaît le handicap (voir le dossier CTES, pas à pas).
  4. Le PPS est rédigé par l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS), animée par l'enseignant spécialisé référent (ESR), avec vous.
  5. Il est validé par la CTES, puis mis en place à l'école. Il est revu par des bilans (1 à 3 par an).
Vos droits de parents
  • Vous êtes parties prenantes du PPS : vous participez à son élaboration, et votre avis et celui de votre enfant sont écrits dans le document.
  • Rien ne se fait sans votre accord pour le dossier présenté à la commission.
  • Votre enfant est scolarisé en priorité dans l'école la plus proche de chez vous, en classe ordinaire.
  • Vous pouvez demander une réunion de l'équipe éducative, et vous y faire accompagner par la personne de votre choix.

Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 5 et 29 à 33), note du ministre de l'Éducation sur les équipes éducatives, formulaire officiel du PPS.

Le formulaire PPS (PDF) Version Word, à remplir

Lien utile

Le site de l'ASH de Polynésie

Le site officiel de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves en situation de handicap (ASH). On y trouve les documents utiles et les formulaires à jour pour l'école.

Voir les documents utiles de l'ASH ↗

Fiches école vérifiées en octobre 2026. Chaque situation est particulière : en cas de doute, renseignez-vous auprès de l'école ou écrivez-nous.

Faire reconnaître le handicap : le dossier CTES, pas à pas

La CTES, c'est quoi ? La Commission territoriale de l'éducation spéciale est l'organisme de Polynésie française qui s'occupe des enfants et des jeunes en situation de handicap, de la naissance à 20 ans.

C'est elle qui reconnaît le handicap et qui décide des aides : un AEESH (AESH) en classe, un enseignant spécialisé qui vient voir l'enfant, une place en ULIS, en SESSAD ou en établissement spécialisé, des aménagements pour les examens, une allocation ou une carte.

Bon à savoir : un diagnostic (TDAH ou autre trouble du neurodéveloppement) ne suffit pas à lui seul. La commission regarde surtout les conséquences au quotidien : à l'école, à la maison, avec les autres. C'est pour cela que le dossier demande l'avis de plusieurs personnes.

Note aux parents : quand vous remplissez vos documents

Décrivez votre enfant tel qu'il est vraiment, y compris dans ses jours difficiles. Ne minimisez rien. Par amour, par fierté ou par habitude, beaucoup de parents minimisent : « il se débrouille », « on s'adapte ». Mais la commission ne voit que ce qui est écrit.

Insistez vraiment sur tout ce qu'il ne fait pas seul au quotidien, même si vous en avez pris l'habitude : s'habiller, se laver, manger, préparer son cartable, se lever et partir à l'heure, faire ses devoirs, gérer ses émotions, ses crises, sa sécurité, les sorties, les relations avec les autres.

Dites combien de temps cela vous prend et ce que cela change pour toute la famille (votre travail, votre sommeil, les frères et sœurs).

Donnez des exemples concrets : « il faut lui répéter chaque consigne cinq fois », « je dois rester à côté de lui pour qu'il s'habille ». Ce n'est pas l'accuser, c'est le protéger : c'est ce qui lui ouvre les aides auxquelles il a droit.

Un bon réflexe : privilégiez l'écrit. Pour vos demandes (équipe éducative, rendez-vous, documents, suivi des décisions), un courrier ou un e-mail daté garde une trace fiable, bien plus qu'une parole échangée en passant. Ce n'est pas de la méfiance : c'est une façon sereine de protéger le parcours de votre enfant. Gardez une copie de tout.

Les étapes, dans l'ordre
  1. Vous en parlez à l'école. Avec l'enseignant et le directeur. Une équipe éducative doit se réunir avant toute demande à la commission. En tant que parents, vous avez le droit de demander vous-même sa réunion. Il est prudent de le faire par écrit (un courrier ou un e-mail daté au directeur), et d'en garder une copie. Vous pouvez venir accompagné de la personne de votre choix. Source : note ministérielle sur l'équipe éducative (PDF).
  2. Vous donnez votre accord. Rien ne part à la CTES sans l'accord des parents.
  3. Chacun remplit sa partie. Le médecin, l'école, le psychologue et le service social remplissent chacun un document (voir ci-dessous). Ajoutez tous les bilans que vous avez déjà : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie…
  4. Le dossier complet est envoyé à la CTES. Demandez au directeur ou à l'enseignant spécialisé référent qui l'envoie et à quelle adresse. Gardez une copie de tout.
  5. La CTES étudie le dossier et décide. Elle s'appuie sur le guide-barème pour évaluer les besoins. Vous recevez sa décision par écrit.
  6. Les aides se mettent en place. Si le handicap est reconnu, un PPS est écrit avec vous. Si un AEESH est attribué, un protocole d'accompagnement est rédigé, puis des bilans sont faits.
  7. Vous pensez au renouvellement. Beaucoup de décisions ont une durée limitée et ne se renouvellent pas toutes seules. Faites la demande au moins six mois avant la fin.

Les aides financières : pensez à les demander

En plus des aides à l'école, la CTES peut attribuer des aides financières à la famille. Elles ne sont pas automatiques : pensez à les demander dans votre dossier.

L'allocation spéciale aux personnes handicapées (ASH)

36 000 F CFP

Elle peut être accordée lorsque le taux d'incapacité fixé par la CTES est d'au moins 80 %, ou lorsqu'il est compris entre 50 et 80 % et que la commission décide d'une orientation en éducation spéciale ou d'une scolarité en milieu ordinaire.

Le complément : l'allocation compensatrice

11 000 à 24 000 F CFP

Elle aide à faire face aux suivis coûteux engagés par la famille : ergothérapie, psychomotricité, bilan neuropsychologique, consultations de pédopsychiatrie… Son montant dépend des besoins de soins et du régime de protection sociale : 12 000 ou 24 000 F CFP (régime des salariés), 11 000 ou 22 000 F CFP (régime des non-salariés ou régime de solidarité).

Comment la demander ? Parlez-en à votre médecin, qui pourra le mentionner dans le certificat médical, et indiquez-le dans votre demande à la CTES. Conservez les factures de tous les suivis : elles permettent de montrer ces dépenses.

Source : site de la CTES, page « Aides financières » ; délibération n° 94-149 AT du 8 décembre 1994. Montants consultés en octobre 2026 : ils peuvent évoluer, vérifiez-les auprès de la CTES (40 46 27 14).

Les pièces du dossier

Ce sont les versions officielles que nous avons reçues. Les formulaires peuvent changer : vérifiez sur le site de la CTES que vous avez bien la dernière version.

Aperçu du certificat médical pour la CTES Rempli par le médecin

Le certificat médical

À quoi ça sert : c'est la pièce principale du dossier. Le médecin y décrit le diagnostic, les soins, et surtout les conséquences sur la vie scolaire, familiale et sociale de l'enfant. C'est aussi là que l'on coche ce que l'on demande : AEESH, ULIS, SESSAD, allocation, carte…

Le mode d'emploi
  1. Imprimez-le et apportez-le au médecin qui suit votre enfant (généraliste, pédiatre, pédopsychiatre…).
  2. Avant le rendez-vous, notez tout ce que votre enfant ne fait pas seul au quotidien, avec des exemples concrets. Le médecin ne voit pas tout en consultation : dites-le-lui, et demandez-lui de bien remplir la partie « retentissement ».
  3. Apportez les bilans déjà faits : le médecin doit les joindre. Plus le dossier est complet, plus il est traité vite.
  4. Le médecin vous le remet, ou l'envoie lui-même sous pli confidentiel : il est protégé par le secret médical.

Version validée par la CTES en décembre 2024.

Télécharger le certificat médical (PDF, 4 pages)

Aperçu du feuillet de renseignements sociaux Avec un travailleur social

Les renseignements sociaux

À quoi ça sert : présenter la famille et la vie de l'enfant : qui vit à la maison, le logement, les transports, ce qui est difficile au quotidien. On y indique aussi ce que l'on demande (AEESH, orientation, allocation, aménagement des examens…).

Le mode d'emploi
  1. Vous remplissez le haut avec vos informations (identité, famille, logement).
  2. Un travailleur social (assistante sociale de votre circonscription, de l'hôpital ou de l'école) remplit la partie qui lui est réservée et donne son avis.
  3. Vous écrivez aussi votre avis de parents : c'est votre place pour dire ce que vous vivez et ce dont votre enfant a besoin. Insistez sur tout ce qu'il ne fait pas seul au quotidien (voir la note aux parents).

Le feuillet social (PDF)Version Word, à remplir

Aperçu de la fiche de renseignements scolaires Rempli par l'école

Les renseignements scolaires

À quoi ça sert : montrer le parcours de l'enfant à l'école : ses classes, ses suivis (orthophonie, SESSAD…), ce qu'il sait faire et ce qui reste difficile (lire, écrire, compter, s'organiser, rester attentif).

Le mode d'emploi
  1. Donnez la fiche à l'enseignant de votre enfant. Il la remplit, et le directeur (ou le chef d'établissement) la signe.
  2. Signalez-lui les suivis en cours, pour qu'ils soient bien notés.
  3. Demandez à la relire : vous avez le droit de savoir ce qui est écrit sur votre enfant.

La fiche scolaire (PDF)Version Word, à remplir

Aperçu du compte rendu des examens psychologiques Rempli par le psychologue

Le compte rendu des examens psychologiques

À quoi ça sert : résumer les tests passés par l'enfant avec un psychologue (par exemple un bilan intellectuel), son comportement pendant les tests et les conclusions du psychologue.

Le mode d'emploi
  1. Il est rempli par le psychologue scolaire ou par le psychologue qui a fait le bilan.
  2. Si un bilan a déjà été fait, apportez-le : il n'est pas toujours nécessaire de tout refaire.
  3. Demandez au psychologue de vous expliquer les résultats avec des mots simples.

Le compte rendu (PDF)Version Word, à remplir

Aperçu de la fiche d'évaluation de l'autonomie de l'élève Pour demander un AEESH

La fiche d'évaluation de l'autonomie

À quoi ça sert : c'est la fiche qui justifie la demande d'un AEESH (AESH), autrefois appelé AVS. On y regarde 24 gestes de la journée (se déplacer, s'installer, comprendre une consigne, s'organiser, gérer une crise…) et on dit si l'enfant est autonome, en partie autonome ou dépendant.

Le mode d'emploi
  1. Elle est remplie par l'équipe éducative : l'enseignant, le directeur, et les personnes qui connaissent bien l'enfant.
  2. Elle précise de quelle aide il a besoin, combien d'heures, et à quels moments (en continu, seulement sur certains temps, ou de façon occasionnelle).
  3. Elle est signée par les parents : lisez-la bien avant de signer. Si l'enfant y paraît plus autonome qu'il ne l'est vraiment à la maison, dites-le et ajoutez vos remarques.

La fiche autonomie (PDF, 5 pages)Version Word, à remplir

Quand votre enfant est accompagné par un AEESH (AESH)
Aperçu du protocole d'accompagnement de l'élève par l'AEESH Au début de l'accompagnement

Le protocole d'accompagnement

À quoi ça sert : écrire noir sur blanc ce que fait l'AEESH pour votre enfant : l'accueil le matin, les déplacements, les repas, l'aide en classe (reformuler les consignes, gérer le matériel, prendre des notes), les sorties et la sécurité.

Le mode d'emploi
  1. Il est rédigé par l'enseignant et l'AEESH, dès l'arrivée de l'AEESH.
  2. Il reprend les heures accordées par la CTES.
  3. Les parents en reçoivent une copie : demandez-la si vous ne l'avez pas.

Le protocole (PDF)Version Word, à remplir

Aperçu du bilan d'accompagnement de l'élève En cours ou en fin d'année

Le bilan d'accompagnement

À quoi ça sert : faire le point sur ce que l'AEESH a apporté : plus de temps en classe, plus d'autonomie, un meilleur comportement, l'entrée dans les apprentissages. Il note aussi les difficultés rencontrées.

Le mode d'emploi
  1. Il est rempli par l'enseignant et l'AEESH.
  2. Il est très utile au moment de demander le renouvellement de l'accompagnement : il montre ce qui marche et ce qui manque encore.
  3. Demandez à le lire, et parlez-en lors de la réunion de suivi.

Le bilan (PDF)Version Word, à remplir

Les textes à connaître
Couverture du guide-barème de juillet 1996 Texte officiel

Le guide-barème

À quoi ça sert : c'est la grille officielle dont se servent la CTES (pour les jeunes) et la COTOREP (pour les adultes) pour fixer un taux d'incapacité. Elle ne regarde pas seulement la maladie ou le trouble, mais son poids sur la vie de tous les jours.

Ce qu'il faut retenir
  • À partir de 50 % : des troubles importants, qui obligent à adapter beaucoup la vie quotidienne.
  • À partir de 80 % : une perte d'autonomie pour la plupart des gestes essentiels de la vie.
  • Ce taux ouvre ou non certains droits, comme les cartes (voir la fiche sur la loi du pays 2022-6).
  • Partie I : déficiences intellectuelles, du comportement, du psychisme, de l'audition, du langage et de la vision. Partie II : déficiences du corps (cœur, respiration, digestion…), de l'appareil locomoteur et esthétiques.

Guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées, juillet 1996 (arrêté n° 270/CM du 12 mars 1996).

Partie I (PDF)Partie II (PDF)

Première page de la loi du pays n° 2022-6 au Journal officiel Loi du pays

La loi du pays 2022-6 : les cartes et l'accès prioritaire

À quoi ça sert : elle donne aux personnes handicapées reconnues un droit de passer en priorité : dans les files d'attente, aux guichets, dans les transports, les salles d'attente et les lieux qui accueillent du public. Elle crée aussi trois cartes.

Ce qu'il faut retenir
  • La carte d'invalidité de Polynésie française : à partir de 80 % d'incapacité.
  • La carte pour personne à mobilité réduite : en dessous de 80 %, ou quand rester debout est pénible.
  • La carte de stationnement : pour les places de parking réservées. Elle peut servir au parent qui conduit l'enfant.
  • Pour un enfant ou un jeune, c'est la CTES qui décide. Elle a six mois maximum pour traiter la demande.
  • Une carte temporaire ne se renouvelle pas toute seule : demandez son renouvellement au moins six mois avant la date de fin.
  • Les cartes sont strictement personnelles : on ne les prête pas.

Loi du pays n° 2022-6 du 18 janvier 2022, Journal officiel de la Polynésie française.

Télécharger la loi (PDF, 6 pages)

Lien utile

Le site de la CTES

Le site officiel de la Commission territoriale de l'éducation spéciale : ses démarches, ses formulaires à jour et ses coordonnées. Téléphone : 40 46 27 14.

Aller sur le site de la CTES ↗

La décision ne vous convient pas ? Vous avez le droit de faire appel. N'ayez pas peur !

Contester une décision de la CTES est un droit, pas un affront : c'est prévu pour cela. Personne ne connaît votre enfant mieux que vous : affirmez ce droit.

  1. Lisez bien le courrier de décision : il indique en général comment contester et dans quel délai. Ne laissez pas passer ce délai.
  2. Écrivez à la CTES pour dire que vous contestez la décision, et expliquez pourquoi, avec des exemples du quotidien.
  3. Ajoutez de nouveaux éléments si vous en avez : un bilan récent, un mot de l'enseignant, du médecin ou de l'AEESH.
  4. Gardez une copie de votre courrier et notez la date d'envoi.

Vous n'êtes pas seuls. Contactez-nous au besoin : nous pouvons vous aider à écrire votre courrier et vous accompagner.

Petit lexique : les mots du dossier
AEESH (AESH)
Agent d'éducation pour élèves en situation de handicap, autrefois appelé AVS. Il aide l'enfant en classe pendant les heures accordées par la CTES.
Équipe éducative
La réunion, présidée par le directeur, entre les parents, l'enseignant et les professionnels qui suivent l'enfant. Obligatoire avant une demande à la CTES.
ESS et ESR
L'équipe de suivi de la scolarisation suit le PPS. Elle est animée par l'enseignant spécialisé référent.
Enseignant spécialisé itinérant
Un enseignant formé au handicap qui vient voir l'enfant dans son école.
ULIS
Un petit groupe dans une école ordinaire, avec un enseignant spécialisé, pour des élèves en situation de handicap.
SESSAD
Un service de soins et d'éducation qui suit l'enfant là où il vit : à l'école, à la maison.
IME, ITEP
Des établissements spécialisés, pour les enfants qui ont besoin de plus de soins et d'accompagnement.
ASH (allocation), AC1, AC2
Des aides financières que la CTES peut accorder : l'allocation spéciale pour handicapés et l'allocation compensatrice (1re ou 2e catégorie).
Taux d'incapacité
Un pourcentage fixé avec le guide-barème. Il mesure le poids du handicap sur la vie de tous les jours.
COTOREP
La commission qui fait le même travail que la CTES, mais pour les adultes.

Vos droits et les bons réflexes

  • Vous êtes au cœur du dossier : rien ne se fait sans votre accord.
  • Vous pouvez demander une équipe éducative et vous y faire accompagner par la personne de votre choix. Selon nos disponibilités, un membre actif ou un membre du bureau de l'association peut venir à vos côtés : contactez-nous à l'avance.
  • Les informations médicales sont protégées par le secret médical.
  • Gardez une copie de chaque document, et notez la date d'envoi.
  • Vous avez le droit de contester une décision de la CTES (voir ci-dessus).
  • Vous vous sentez perdu ? Écrivez-nous : l'association peut vous aider à préparer le dossier.

Dossier CTES vérifié en octobre 2026, d'après le site officiel de la CTES. Chaque situation est particulière : en cas de doute, renseignez-vous auprès de la CTES ou écrivez-nous.

Des informations vérifiées

Nos sources

Les informations de ce site s'appuient sur des références reconnues et sur les textes officiels de Polynésie française. Elles ont été vérifiées en octobre 2026 et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Santé et troubles du neurodéveloppement

  • Haute Autorité de santé (HAS), « Trouble du neurodéveloppement / TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents », septembre 2024.
  • American Psychiatric Association, DSM-5-TR, le manuel de référence des critères diagnostiques, 2022.
  • Faraone et al. (2021), consensus international sur le TDAH.
  • Barkley (1997, 2015) ; Polanczyk et al. (2015) ; Shaw et al. (2007), étude sur la maturation du cortex.

École et démarches en Polynésie

Questionnaires et outils

  • SNAP-IV 26, James M. Swanson, Université de Californie à Irvine (version française non validée).
  • ASRS v1.1, © Organisation mondiale de la santé, 2003 (version française non validée), proposé par la CADDRA.
  • Méthode ADMIRER et technique du bol : Isabelle Filliozat.
  • Méthode Tāmarū : créée par Augustine Roa, présidente de l'association.

Ensemble, transformons nos regards.

Chaque adhésion, chaque don, chaque présence compte pour les familles de Polynésie.