La méthode Tāmarū
Cinq petites questions à se poser avant de surréagir, quand la colère ou la fatigue montent. Une méthode créée par Augustine Roa, présidente de l'association.
Le mode d'emploi
Les 5 étapes, dans l'ordre
PārahiQu'est-ce qui se passe dans mon corps ?Par exemple : Je suis tendu(e). Mon cœur bat vite. Je n'en peux plus.
FeruriQu'est-ce que ça me fait, là, dans mon cœur ?Par exemple : Ça me fatigue. Ça me dépasse. C'est trop pour aujourd'hui. Je me sens impuissant(e). J'ai peur de perdre le contrôle.
Tātā'iQu'est-ce qui peut m'aider à me calmer un peu, tout de suite ?Par exemple : Je respire un coup. Je bois un verre d'eau. Je fais trois pas en arrière.
Mā'itiQu'est-ce que je veux lui transmettre : la peur… ou qu'il apprenne quelque chose ?Par exemple : Je veux qu'il comprenne, pas qu'il ait peur. Je veux lui montrer comment on se calme. Je veux lui apprendre quelque chose, pas lui faire mal.
Parau parauComment je peux dire ça simplement et calmement ?Par exemple : « Stop. On se calme. » « Viens, on respire. » « Je t'explique ce qu'on va faire. »
Selon qui l'utilise
Pour les enfants
Mon corps, il fait quoi ? · Je ressens quoi : colère, tristesse, peur ? · Je souffle comme pour éteindre une bougie, je bois de l'eau, je vais dans mon coin calme. · Qu'est-ce que je veux vraiment ? · Je le dis avec des mots calmes : « Je suis en colère parce que… », « J'ai besoin d'aide. »
Pour les ados
Mâchoire serrée, envie de claquer la porte ? · Ce que je ressens vraiment : injustice, stress, honte, fatigue. · Je fais une pause : je sors cinq minutes, je mets de la musique, je pose le téléphone avant de répondre. · Ce que je veux : être compris(e), régler le problème, pas blesser. · Je dis : « J'ai besoin d'une pause, on en reparle après. »
Pour les parents
Les cinq étapes ci-dessus sont écrites pour vous. Le plus important : Tātā'i avant de parler. Quelques secondes de calme changent toute la suite.
Pour les enseignants
Je repère mes signaux (voix qui monte, tension). · Ce que ça me fait : fatigue, sentiment d'être débordé(e) devant la classe. · Pause discrète : respirer, quelques pas, dix secondes avant de répondre. · Ce que je veux : que l'élève comprenne la règle et revienne au calme. Un élève avec un TDAH n'agit pas toujours par provocation. · Je dis court et calme, si possible en privé : « Stop. Je t'aide à te calmer. On en parle après. » La méthode peut aussi s'apprendre à toute la classe.
Méthode Tāmarū créée par Augustine Roa, association Je te vois, mon amour.








