Je te vois, mon amour · Association TDAH et TND en Polynésie française
Notre histoire
12 juin 2025
Tout a commencé le 12 juin 2025
Pour la Journée nationale de sensibilisation au TDAH, quelques amies et moi avons choisi de nous rassembler, pour rendre visibles les enfants, les adolescents et les adultes qui vivent avec un TDAH, et leurs familles.
Ainsi est né le collectif Je te vois, mon amour. Au départ, il y avait l'histoire d'une maman et de son fils, 'Ōhiti. Elle a vite rencontré celle de nombreuses familles polynésiennes, avec les mêmes questions et le même besoin d'être écoutées et accompagnées.
12 juin 2025 — La naissance du collectif Je te vois, mon amour.
Du TDAH à une vision plus large
Au fil des rencontres, nous avons compris que les troubles arrivent rarement seuls. Nous avons donc choisi de regarder chaque personne dans sa globalité, avec son histoire, ses forces et ses fragilités : la personne avant le diagnostic.
L'association accompagne aujourd'hui l'ensemble des troubles du neurodéveloppement, sans hiérarchie entre eux, au plus près des besoins réels de chacun et de ses proches.
Accueillir chaque personne dans la globalité de son parcours.
Une approche ancrée dans notre culture
Une personne ne se comprend pas sans sa famille, sa culture et son île. La science et l'expertise des professionnels sont indispensables, mais on ne peut pas lire un territoire uniquement avec des lunettes venues d'ailleurs.
En Polynésie, la place des parents, des matahiapo, de la famille élargie et de l'île façonne chaque parcours, et vivre dans un atoll n'est pas vivre à Tahiti. Nous faisons donc dialoguer les connaissances scientifiques, l'expérience des familles, nos langues et nos réalités culturelles.
Comme le disaient nos matuatua :
« E tamari'i tera, aita e ma'iti. »
Un enfant est un enfant. Il s'accueille pleinement.
Avant un diagnostic ou un dossier, il y a une personne, qui appartient à une famille, à une histoire et à un territoire.
Un geste de transmission, de partage et d'ancrage dans notre culture.
5 juillet 2025
Les premières actions du collectif
Très vite, nous avons voulu agir : offrir aux enfants des moments où ils sont accueillis tels qu'ils sont, et aux parents des temps pour se rencontrer et se sentir moins seuls.
Le 5 juillet 2025, la première édition de « On joue ensemble » a donné vie à cette idée, et confirmé qu'un vrai besoin existait.
5 juillet 2025 — Les premières actions du collectif auprès des enfants et des familles.
25 juillet 2025
Le collectif devient une association
Le 25 juillet 2025, le collectif est devenu officiellement une association, pour donner un cadre durable à notre engagement.
Elle repose sur une conviction forte : chaque personne mérite d'être vue, entendue, reconnue et accompagnée. Familles, bénévoles et professionnels s'y rassemblent pour faire avancer la compréhension et l'inclusion en Polynésie française.
Le premier tampon de l'association Je te vois, mon amour
De la sensibilisation à l'action
Journées de sensibilisation, cafés parents, ateliers, interventions dans les écoles et dans les îles : chaque action part des réalités vécues par les familles.
En septembre 2025, près d'une centaine d'enseignants ont reçu des repères et des outils concrets. En décembre 2025, l'exposition immersive « Derrière le TDA/H » a fait découvrir au public le quotidien des familles.
Sensibiliser, transmettre, accompagner et construire ensemble.
Une association qui fait entendre la voix des familles
Je te vois, mon amour porte aussi la parole des familles auprès des institutions et des élus.
Nous agissons pour un repérage plus précoce, des diagnostics plus rapides, des parcours plus lisibles, une meilleure reconnaissance des aidants, des réponses adaptées à l'école, et une vraie prise en compte des îles.
Porter la voix des familles et faire évoluer les réponses.
Une histoire qui continue de s'écrire
Notre rêve : un centre de ressources vivant et accueillant, ancré dans notre territoire. Un lieu pour écouter et orienter les familles, rencontrer des professionnels, emprunter des livres et des outils, et former, jusque dans les îles.
Cette histoire est née d'une rencontre. Elle grandit grâce aux familles, aux bénévoles et aux professionnels qui marchent à nos côtés, avec une même promesse :
Voir chaque personne. Reconnaître son fonctionnement singulier. Construire une place avec elle.
Notre histoire continue de s'écrire, ensemble.
Les grandes étapes
12 juin 2025Naissance du collectif
5 juillet 2025Premières actions auprès des familles
25 juillet 2025Création officielle de l'association
Septembre 2025Transmission auprès des professionnels de l'éducation
Décembre 2025Exposition immersive « Derrière le TDA/H » et sortie du livre « Moi, Maman d’un ’Ōhiti »
2026Développement des actions, des plaidoyers et des interventions dans les îles
Aujourd'huiConstruction d'un réseau de ressources, d'expertise et d'accompagnement
Ce qui nous guide
Nos missions et valeurs
Je te vois, mon amour accompagne les enfants, les adolescents et les adultes au fonctionnement singulier, ainsi que leurs proches, en Polynésie française. Notre engagement concerne l'ensemble des troubles du neurodéveloppement, sans hiérarchie entre eux.
Nos missions
Comprendre, orienter, accompagner : trois mots qui guident chacune de nos actions.
01
Comprendre
Informer sur les troubles du neurodéveloppement et proposer des ressources fiables, accessibles et adaptées aux réalités polynésiennes.
02
Orienter
Offrir un espace d'accueil, d'écoute et d'orientation aux familles, et faciliter les rencontres avec les professionnels.
03
Accompagner
Soutenir les personnes concernées et leurs proches à travers des cafés parents, des espaces de parole, des ateliers et des temps de rencontre.
Nos valeurs
Ce en quoi nous croyons, et la manière dont nous voulons agir.
La personne avant le diagnostic
Chaque personne s'accueille telle qu'elle est, avec son histoire, son fonctionnement, ses forces, ses fragilités et l'ensemble de ses besoins.
Sans hiérarchie entre les troubles
Les troubles arrivent rarement seuls. Nous regardons chaque parcours dans sa globalité, avec une attention portée aux besoins réels de chacun.
Un ancrage dans notre culture
Nos langues, nos liens familiaux, la place des matahiapo et de la famille élargie font partie de la réponse. On ne lit pas un territoire avec des lunettes venues d'ailleurs.
Construire avec les familles
L'expérience vécue des personnes et de leurs proches a autant de valeur que l'expertise. Nos réponses se pensent avec elles, pas à leur place.
Des savoirs fiables et partagés
Nous faisons dialoguer les connaissances scientifiques, les bonnes pratiques et l'expertise des professionnels, pour qu'elles soient comprises et appropriées par tous.
L'équité entre les territoires
Une famille d'un atoll ou d'une île éloignée doit pouvoir trouver, elle aussi, écoute, information et accompagnement.
Voir chaque personne. Reconnaître son fonctionnement singulier. Construire une place avec elle.
Pour les familles
Comprendre un trouble en 1 minute
Les troubles du neurodéveloppement (TND), comme le TDAH ou l'autisme, touchent la façon dont le cerveau grandit et fonctionne. Ils ne sont la faute de personne, ni de l'enfant, ni des parents. Voici l'essentiel, avec des mots simples.
Chaque cerveau a ses propres chemins.
01
TDAH
Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité
Le cerveau a plus de mal à filtrer ce qui l'entoure, à rester concentré, à attendre et à freiner ses gestes ou ses paroles. Ce n'est ni un manque d'éducation, ni un manque de volonté.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il se laisse vite distraire, oublie ou perd ses affaires
Il bouge beaucoup, a du mal à rester assis
Il coupe la parole, agit avant de réfléchir
Ses émotions débordent vite
Ce qui aide
Des routines claires et des consignes courtes, une à la fois
Des pauses pour bouger
Des encouragements plutôt que des reproches
02
Autisme
Trouble du spectre de l'autisme
Une manière différente de communiquer, d'entrer en relation avec les autres et de percevoir le monde. Chaque personne autiste est unique : on parle de « spectre ».
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il a du mal à comprendre les codes sociaux ou les sous-entendus
Il a besoin de repères et que les choses restent pareilles
Il a des centres d'intérêt très forts
Les bruits, les lumières ou le toucher peuvent le gêner beaucoup
Ce qui aide
Prévenir à l'avance des changements
Des images et des supports visuels
Un coin calme pour se poser
03
Apprentissages
Troubles spécifiques des apprentissages (anciennement appelés « dys »)
L'enfant est intelligent, mais lire, écrire ou compter lui demande un effort énorme et durable. On parle de trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture, avec déficit en écriture ou avec déficit en mathématiques.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il lit lentement, confond ou inverse des lettres
Il fait beaucoup de fautes malgré ses efforts
Les nombres et le calcul restent très difficiles
Il est très fatigué après l'école
Ce qui aide
Plus de temps et moins de copie
Lire les consignes à voix haute
Des aménagements à l'école (PAP, PPS)
04
Langage
Trouble développemental du langage
Parler ou comprendre ce qu'on lui dit est difficile, de façon durable, alors que l'enfant entend bien.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il fait des phrases courtes ou mal construites
Il cherche ses mots, les prononce mal
Il a du mal à comprendre les consignes longues
Il peut se replier ou s'énerver faute de se faire comprendre
Ce qui aide
Parler lentement, avec des phrases simples
Accompagner les mots de gestes et d'images
Un suivi en orthophonie
05
Coordination
Trouble développemental de la coordination
Le cerveau a du mal à organiser et à enchaîner les gestes. Ce qui paraît simple aux autres demande à l'enfant beaucoup d'attention.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il paraît maladroit, fait tomber les objets
S'habiller, faire ses lacets ou découper est difficile
Son écriture est lente et peu lisible
Il se fatigue vite
Ce qui aide
Lui laisser plus de temps
Un suivi en ergothérapie ou en psychomotricité
L'ordinateur pour écrire, si besoin
06
Développement intellectuel
Trouble du développement intellectuel
Raisonner, apprendre et s'adapter à la vie de tous les jours demandent plus de temps et d'aide, à des degrés très différents d'une personne à l'autre.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Il apprend plus lentement que les enfants de son âge
Les idées abstraites sont difficiles à saisir
Il a besoin d'aide pour s'organiser au quotidien
Ce qui aide
Apprendre pas à pas, avec du concret
Répéter avec patience et célébrer chaque progrès
Un accompagnement adapté à l'école et au quotidien
07
Autres troubles
Autres troubles du neurodéveloppement
Certains enfants ont des difficultés qui ne rentrent pas dans une seule case, comme les tics (par exemple le syndrome de Gilles de la Tourette) ou certains troubles de la vision liés au cerveau.
Ce qu'on peut remarquer, ce qui aide
On peut remarquer
Des tics, des gestes ou des sons qu'il ne contrôle pas
Des difficultés à repérer ou à suivre ce qu'il voit
Des signes qui évoluent avec le temps
Ce qui aide
En parler avec un professionnel
Ne pas gronder ce qui n'est pas volontaire
Nous contacter pour être orienté
Bon à savoir
Plusieurs troubles peuvent exister en même temps. Ces signes ne suffisent pas pour poser un diagnostic : seul un professionnel peut le faire (médecin, pédiatre, pédopsychiatre…), souvent à l'aide de bilans (neuropsychologue, orthophoniste…). Si vous vous posez des questions, vous n'êtes pas seuls.
Des vidéos, des outils et des repères créés par l'association pour mieux comprendre le TDAH et les TND en Polynésie française, et savoir vers qui se tourner.
Des fiches simples, à lire et à imprimer. Touchez un outil pour y aller directement.
Apaiser les émotions
Pour toute la famille et l'école
La méthode Tāmarū
Cinq petites questions à se poser avant de surréagir, quand la colère ou la fatigue montent. Une méthode créée par Augustine Roa, présidente de l'association.
Le mode d'emploi
Les 5 étapes, dans l'ordre
PārahiQu'est-ce qui se passe dans mon corps ?Par exemple : Je suis tendu(e). Mon cœur bat vite. Je n'en peux plus.
FeruriQu'est-ce que ça me fait, là, dans mon cœur ?Par exemple : Ça me fatigue. Ça me dépasse. C'est trop pour aujourd'hui. Je me sens impuissant(e). J'ai peur de perdre le contrôle.
Tātā'iQu'est-ce qui peut m'aider à me calmer un peu, tout de suite ?Par exemple : Je respire un coup. Je bois un verre d'eau. Je fais trois pas en arrière.
Mā'itiQu'est-ce que je veux lui transmettre : la peur… ou qu'il apprenne quelque chose ?Par exemple : Je veux qu'il comprenne, pas qu'il ait peur. Je veux lui montrer comment on se calme. Je veux lui apprendre quelque chose, pas lui faire mal.
Parau parauComment je peux dire ça simplement et calmement ?Par exemple : « Stop. On se calme. » « Viens, on respire. » « Je t'explique ce qu'on va faire. »
Selon qui l'utilise
Pour les enfants
Mon corps, il fait quoi ? · Je ressens quoi : colère, tristesse, peur ? · Je souffle comme pour éteindre une bougie, je bois de l'eau, je vais dans mon coin calme. · Qu'est-ce que je veux vraiment ? · Je le dis avec des mots calmes : « Je suis en colère parce que… », « J'ai besoin d'aide. »
Pour les ados
Mâchoire serrée, envie de claquer la porte ? · Ce que je ressens vraiment : injustice, stress, honte, fatigue. · Je fais une pause : je sors cinq minutes, je mets de la musique, je pose le téléphone avant de répondre. · Ce que je veux : être compris(e), régler le problème, pas blesser. · Je dis : « J'ai besoin d'une pause, on en reparle après. »
Pour les parents
Les cinq étapes ci-dessus sont écrites pour vous. Le plus important : Tātā'i avant de parler. Quelques secondes de calme changent toute la suite.
Pour les enseignants
Je repère mes signaux (voix qui monte, tension). · Ce que ça me fait : fatigue, sentiment d'être débordé(e) devant la classe. · Pause discrète : respirer, quelques pas, dix secondes avant de répondre. · Ce que je veux : que l'élève comprenne la règle et revienne au calme. Un élève avec un TDAH n'agit pas toujours par provocation. · Je dis court et calme, si possible en privé : « Stop. Je t'aide à te calmer. On en parle après. » La méthode peut aussi s'apprendre à toute la classe.
Méthode Tāmarū créée par Augustine Roa, association Je te vois, mon amour.
« J'imagine un bol invisible entre mon enfant et moi. Tout ce qui déborde tombe dans le bol, et pas sur moi. Le bol protège la relation. Il me garde stable. Et c'est cette stabilité qui lui permet, à lui, de retrouver la sienne. »Isabelle Filliozat
Le mode d'emploi
Quand l'utiliser ?
Quand votre enfant déborde : colère, cris, mots durs, crise.
Comment faire, en 4 étapes
Je respire et j'imagine un bol invisible, posé entre mon enfant et moi.
Tout ce qui déborde tombe dans le bol : les cris, les mots blessants, la colère. Ça ne tombe pas sur moi.
Je reste stable. Je ne le prends pas pour moi : c'est son émotion qui déborde, ce n'est pas une attaque contre moi.
Mon calme l'aide à retrouver le sien. Quand la tempête est passée, on peut se parler et se retrouver.
À retenir
Le bol protège la relation. Il ne veut pas dire tout accepter : il m'aide à rester calme, pour pouvoir ensuite poser le cadre avec douceur.
Technique d'Isabelle Filliozat, psychothérapeute et autrice sur la parentalité.
Sept étapes pour accompagner son enfant quand une émotion le submerge, et l'aider petit à petit à apprendre à se calmer.
« Admirer son enfant, même dans l'opposition, c'est le regarder comme un être en construction. »Isabelle Filliozat
Le mode d'emploi
Les 7 étapes, une lettre à la fois
A S'accorderJe ralentis. Je me mets à sa hauteur. Je lui montre que je suis là.« Je suis avec toi. »
D DécrireJe dis ce que je vois, sans juger.« Je vois que tu serres les poings. »
M MesurerJ'aide mon enfant à dire si son émotion est grande, moyenne ou petite.« Ta colère, elle est grande, moyenne ou petite ? »
I InvestiguerJe cherche avec lui ce qui s'est passé.« Qu'est-ce qui t'a le plus contrarié ? »
R ReconnaîtreJe montre que je comprends ce qu'il ressent. Il se sent compris, et sa tension baisse.« Oui, c'est dur quand on ne peut pas jouer. »
E Exprimer, explorerJe le laisse décharger son émotion : pleurer, dessiner, bouger, parler.« Tu peux pleurer, je reste là. »
R RésoudreQuand il est calme, on cherche ensemble plusieurs solutions. Il apprend à réfléchir et à se maîtriser.« Qu'est-ce qu'on pourrait faire la prochaine fois ? »
À retenir
Mon enfant n'a pas encore appris à gérer ses émotions : son cerveau est en construction. En l'accompagnant avec calme, je lui apprends à le faire seul, petit à petit. Les solutions viennent à la fin, quand il est calmé.
Méthode d'Isabelle Filliozat, psychothérapeute et autrice sur la parentalité.
Une échelle d'observation qui permet aux parents et aux enseignants de décrire la fréquence de certains comportements de l'enfant. Elle aide à croiser les regards entre la maison et l'école, et apporte des éléments utiles aux professionnels qui l'accompagnent. Utilisable de 6 à 18 ans.
Ce qu'elle contient, comment la remplir
26 comportements, en 3 parties
Items 1 à 9, l'inattention : attention soutenue, oublis, distractibilité, organisation, écoute, difficulté à terminer une tâche…
Items 10 à 18, l'hyperactivité et l'impulsivité : besoin de bouger, difficulté à rester assis, prise de parole importante, difficulté à attendre son tour, interruptions… Ces 18 premiers items explorent les deux grandes dimensions du TDAH.
Items 19 à 26, le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : colère, opposition aux demandes, contestation, irritabilité, ressentiment ou comportements vindicatifs.
Comment la remplir ?
Pour chaque comportement, l'adulte coche la fréquence qui correspond le mieux à ce qu'il observe : pas du tout, un peu, souvent, très souvent. L'idéal est de croiser plusieurs regards, par exemple celui de la famille et celui de l'école.
Un outil d'observation, pas un diagnostic
Un enfant peut présenter certains de ces comportements sans avoir de TDAH ni de TOP. La SNAP-IV 26 ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic : c'est un élément parmi d'autres, dans une évaluation qui tient compte de l'histoire de l'enfant, de son développement, de son environnement, et du regard de professionnels qualifiés.
Grille de James M. Swanson, University of California, Irvine (version française non validée). Pour aller plus loin : caddra.ca
Parce que tout le monde n'est pas « un peu TDAH ». L'ASRS v1.1 est un questionnaire de repérage du TDAH chez l'adulte, développé dans le cadre des travaux de l'OMS et proposé par la CADDRA. L'adulte y répond lui-même, en pensant aux 6 derniers mois.
Comment le lire
Partie A, 6 questions
C'est la partie consacrée au dépistage. Un résultat positif indique qu'il peut être utile d'aller plus loin.
Partie B, 12 questions
Elles explorent plus largement certaines manifestations : attention, organisation, impulsivité, agitation, distractibilité…
Un outil pour repérer et orienter, jamais pour s'auto-diagnostiquer
Ce questionnaire ne permet pas de poser un diagnostic. Si vos réponses vous interrogent, ou si le dépistage est positif, consultez un professionnel compétent pour une vraie évaluation : un neuropsychologue pour le bilan, un psychiatre pour poser le diagnostic.
Externaliser les fonctions exécutives, c'est quoi ? Les fonctions exécutives, ce sont les capacités du cerveau qui servent à s'organiser, à se souvenir de ce qu'on doit faire, à gérer le temps et à se lancer dans une tâche. Chez un enfant avec un TDAH ou un autre TND, elles sont plus fragiles : ce n'est pas de la mauvaise volonté.
Externaliser, c'est sortir l'organisation de la tête de l'enfant pour la mettre sous ses yeux : sur un tableau, une image, une liste. Votre enfant n'a plus besoin de tout retenir : il regarde, il fait, il avance. Et vous n'avez plus besoin de répéter.
À lire en premier
Le mode d'emploi des outils
À quoi ça sert : expliquer aux parents comment utiliser tous les supports ci-dessous, pas à pas.
Pourquoi c'est important : un outil bien présenté devient vite une habitude. Mal présenté, il finit dans un tiroir.
Le mode d'emploi
Lisez-le en premier, puis gardez-le près de vos supports.
Apprenez chaque outil en trois temps : je montre, on fait ensemble, tu fais seul.
Commencez par un seul outil. Ajoutez-en un autre quand le premier est devenu une habitude.
Parlez-en à l'enseignant et à l'AEESH (AESH), pour utiliser les mêmes images à l'école et à la maison.
À quoi ça sert : des tableaux à imprimer : « D'abord… ensuite… », « Ma routine : à faire / c'est fait », « Mon cartable est prêt ? », et pour les grands « Avant de partir », « Mon projet » et « Je me lance ».
Pourquoi c'est important : ils aident à passer d'une activité à l'autre, à enchaîner les étapes du matin ou du soir, et à se lancer dans une tâche difficile, sans que le parent répète tout.
Le mode d'emploi
Imprimez, plastifiez si possible, et collez des pastilles de scratch rugueux dans les cases.
D'abord… ensuite… : mettez la tâche à faire, puis ce qui vient après. Montrez le tableau au lieu de répéter, et tenez toujours la promesse de l'« Ensuite ».
Ma routine : les pictos dans l'ordre de votre maison, en haut. À chaque étape faite, l'enfant fait descendre le picto dans « C'est fait ». Le soir, on remet tout en haut.
Pour les grands : laissez votre jeune écrire avec ses mots. « Je me lance » : on commence juste 5 minutes, après on a le droit d'arrêter.
À quoi ça sert : des images à découper pour remplir les tableaux : le matin, le cartable, les repas, le soir, les devoirs, le sport et les moments que l'enfant aime.
Pourquoi c'est important : une image se comprend tout de suite, même quand on ne sait pas encore lire ou quand on est fatigué.
Le mode d'emploi
Choisissez la taille : petit format (pour les tableaux) ou grand format (pour les plus jeunes).
Imprimez, plastifiez, découpez sur les pointillés et collez du scratch doux au dos.
Gardez peu d'images, toujours les mêmes. Si possible, les mêmes qu'à l'école.
Rangez les pictos inutilisés dans une pochette, près du tableau.
Supports créés par l'association Je te vois, mon amour. Pictogrammes : Sergio Palao pour ARASAAC (arasaac.org), propriété du Gouvernement d'Aragon, licence CC BY-NC-SA.
À l'école : les aides possibles
À l'école ordinaire, plusieurs dispositifs existent pour adapter la scolarité d'un enfant. Voici, pour chacun, l'essentiel en Polynésie française.
Ces dispositifs peuvent parfois se compléter : par exemple un PAP et un PAI. Le PAP et le PPS, eux, ne se cumulent pas. Pour faire reconnaître un handicap : le dossier CTES, pas à pas.
PPRE
Le Programme personnalisé de réussite éducative
Un plan d'aide court et ciblé pour un élève qui a des difficultés dans ses apprentissages, avec des objectifs précis et une durée définie.
Quand l'utiliser, vos droits
Quand l'utiliser ?
Quand l'élève risque de ne pas maîtriser ce qui est attendu dans son cycle, quand les écarts sont préoccupants, ou quand il a redoublé. Il peut être mis en place dès que les difficultés apparaissent.
Comment ça marche ?
Le directeur réunit une équipe éducative avec les parents.
On note ce qui va bien, les difficultés, et on choisit une compétence à travailler avec un objectif.
On écrit les actions (en classe, à l'école, à la maison), qui s'en occupe, la durée et la fréquence.
On fait des bilans réguliers pour voir les progrès et décider de la suite.
Vos droits de parents
Vous êtes associés à la mise en place du PPRE et vous le signez.
Vous êtes obligatoirement consultés avant toute intervention d'un enseignant spécialisé ou du psychologue scolaire.
Vous pouvez demander vous-même une réunion de l'équipe éducative, et vous y faire accompagner par la personne de votre choix.
Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 4, 5 et 13), note du ministre de l'Éducation sur les équipes éducatives.
Un document écrit qui liste les aménagements pédagogiques dont votre enfant a besoin en classe, pour suivre le programme comme les autres élèves de son cycle.
À quoi il sert, quand, par qui
À quoi ça sert ?
Le PAP permet aux enseignants d'adapter leur façon de faire pour que l'élève puisse apprendre dans de bonnes conditions. Par exemple : une place au calme dans la classe, des consignes courtes et répétées, des supports agrandis ou aérés, plus de temps pour les évaluations, des pauses, la prise en compte de la fatigue.
Il sert aussi d'outil de suivi : il suit l'élève quand il change d'école, en particulier pour l'entrée au collège ou au lycée.
Pour qui ?
Les élèves qui ont des difficultés durables liées à un ou plusieurs troubles (par exemple un TDAH ou un trouble spécifique des apprentissages), quand le PPRE ou le PAI ne sont pas une réponse adaptée. Le PAP ne concerne pas les élèves qui ont un PPS (reconnaissance du handicap par la CTES).
Quand le mettre en place ?
Dès que les difficultés durables sont constatées, à tout moment de la scolarité, de la maternelle au lycée. Il n'y a pas d'âge minimum ni de classe à attendre.
On vous dit que le PAP ne se met en place qu'au cycle 3 ?
Ce n'est pas ce que disent les textes de Polynésie française. Voici ce qu'ils disent exactement :
« Le PAP est mis en place, soit sur proposition du conseil des maîtres ou du conseil de cycle, soit à tout moment de la scolarité à la demande de la famille, du responsable légal ou de la personne ayant la charge effective de l'enfant. »Circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015, article 40
« Le plan d'accompagnement personnalisé est un dispositif d'accompagnement pédagogique qui s'adresse aux élèves du premier comme du second degré… »Document d'accompagnement officiel du PAP
« Le PAP […] présente la situation de l'élève et les aménagements et adaptations pédagogiques indispensables et possibles à mettre en œuvre tout au long de l'année scolaire… »Circulaire n° 3544/MEE, article 41
Le document officiel prévoit d'ailleurs un modèle de PAP pour la maternelle, l'élémentaire, le collège et le lycée. Vous pouvez montrer ces passages à l'école, et télécharger les textes ci-dessous.
Par qui ?
La demande : la famille, à tout moment. L'école peut aussi le proposer (conseil des maîtres ou de cycle, ou professeur principal au collège et au lycée) ; elle demande alors l'accord des parents.
L'avis médical : le médecin scolaire constate les troubles et donne son avis. Dans les archipels éloignés sans médecin scolaire, c'est le médecin traitant.
La rédaction : le directeur d'école ou le chef d'établissement, avec l'équipe éducative, la famille et les professionnels qui suivent l'enfant.
La mise en œuvre : les enseignants de l'élève, avec l'appui des professionnels. Le psychologue scolaire et les enseignants spécialisés peuvent aider au suivi.
Les étapes
La famille (ou l'école) demande un PAP au directeur ou au chef d'établissement. Vous pouvez aussi demander une réunion de l'équipe éducative.
Le médecin scolaire donne son avis.
Le directeur rédige le PAP avec l'équipe éducative et la famille.
La famille reçoit le PAP et donne son accord.
Les enseignants le mettent en place. Il est évalué chaque année.
Bon à savoir
Les parents peuvent demander eux-mêmes une réunion de l'équipe éducative. Ils sont toujours associés aux échanges sur leur enfant.
Il n'est pas obligatoire d'avoir un PAP avant de faire une demande à la CTES.
Le PAP est nécessaire pour demander des aménagements aux examens.
Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 sur la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers (articles 39 à 41), document d'accompagnement officiel du PAP, note du ministre de l'Éducation sur le fonctionnement des équipes éducatives.
Un document qui organise la vie à l'école d'un enfant qui a un problème de santé de longue durée : soins, médicaments, repas, sport, et ce qu'il faut faire en cas d'urgence.
Quand l'utiliser, vos droits
Quand l'utiliser ?
Quand votre enfant a besoin d'un traitement, de soins ou d'aménagements à cause de sa santé : allergie ou intolérance alimentaire, asthme, épilepsie, diabète, ou un traitement à prendre à l'école. Un enfant qui a un PAP peut aussi avoir un PAI si sa santé le demande.
Comment ça marche ?
Vous faites la demande au directeur ou au chef d'établissement.
Le médecin (médecin scolaire, de la PMI ou médecin traitant dans les îles éloignées) décrit les besoins de l'enfant et remplit le protocole d'urgence.
Le directeur organise la mise en place avec l'équipe ; tout le monde signe.
Vous fournissez les médicaments et l'ordonnance de moins d'un an, et vous vérifiez les dates de péremption.
Vos droits de parents
Le PAI se fait à votre demande ou avec votre accord. Vous êtes partenaires du projet.
Secret médical : c'est vous qui décidez des informations médicales à partager. Les personnels n'échangent que ce qui est nécessaire, et le document ne doit pas être transmis à d'autres sans votre accord.
Le PAI est renouvelé chaque année à votre demande. S'il n'y a pas de changement, il est reconduit à l'identique.
Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 34 à 37), formulaire officiel du PAI de Polynésie française.
Le document qui organise toute la scolarité d'un élève dont le handicap est reconnu par la CTES : ses objectifs, ses aides, ses aménagements et son emploi du temps.
À quoi il sert, quand le mettre en place
À quoi ça sert ?
Le PPS permet à l'élève de suivre tous les apprentissages dont il est capable, en général dans sa classe ordinaire. Il précise :
ses besoins, ses réussites et ses difficultés ;
les objectifs et ce que fait chaque intervenant (enseignant, AEESH, soignants, partenaires) ;
l'accompagnement par un AEESH (AESH), avec son emploi du temps ;
les aménagements matériels, en EPS et pour les évaluations et les examens ;
si besoin, un protocole d'urgence pour la santé.
Quand le mettre en place ?
Quand les difficultés de l'élève sont liées à un handicap et que les aménagements du PAP ne suffisent plus, par exemple quand il a besoin d'un accompagnement humain. Il faut alors faire reconnaître le handicap par la CTES (commission territoriale de l'éducation spéciale). Il n'est pas obligatoire d'avoir eu un PAP avant.
Les étapes
Vous en parlez au directeur. Il réunit une équipe éducative, obligatoirement, avant toute demande à la commission.
Vous donnez votre accord pour constituer le dossier.
Le PPS est rédigé par l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS), animée par l'enseignant spécialisé référent (ESR), avec vous.
Il est validé par la CTES, puis mis en place à l'école. Il est revu par des bilans (1 à 3 par an).
Vos droits de parents
Vous êtes parties prenantes du PPS : vous participez à son élaboration, et votre avis et celui de votre enfant sont écrits dans le document.
Rien ne se fait sans votre accord pour le dossier présenté à la commission.
Votre enfant est scolarisé en priorité dans l'école la plus proche de chez vous, en classe ordinaire.
Vous pouvez demander une réunion de l'équipe éducative, et vous y faire accompagner par la personne de votre choix.
Sources : circulaire n° 3544/MEE du 31 juillet 2015 (articles 5 et 29 à 33), note du ministre de l'Éducation sur les équipes éducatives, formulaire officiel du PPS.
Le site officiel de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves en situation de handicap (ASH). On y trouve les documents utiles et les formulaires à jour pour l'école.
Faire reconnaître le handicap : le dossier CTES, pas à pas
La CTES, c'est quoi ? La Commission territoriale de l'éducation spéciale est l'organisme de Polynésie française qui s'occupe des enfants et des jeunes en situation de handicap, de la naissance à 20 ans. C'est elle qui reconnaît le handicap et qui décide des aides : un AEESH (AESH) en classe, un enseignant spécialisé qui vient voir l'enfant, une place en ULIS, en SESSAD ou en établissement spécialisé, des aménagements pour les examens, une allocation ou une carte.
Bon à savoir : un diagnostic (TDAH ou autre trouble du neurodéveloppement) ne suffit pas à lui seul. La commission regarde surtout les conséquences au quotidien : à l'école, à la maison, avec les autres. C'est pour cela que le dossier demande l'avis de plusieurs personnes.
Note aux parents : quand vous remplissez vos documents
Décrivez votre enfant tel qu'il est dans ses plus mauvais jours, pas dans ses meilleurs. Par amour, par fierté ou par habitude, beaucoup de parents minimisent : « il se débrouille », « on s'adapte ». Mais la commission ne voit que ce qui est écrit.
Insistez vraiment sur tout ce qu'il ne fait pas seul au quotidien, même si vous en avez pris l'habitude : s'habiller, se laver, manger, préparer son cartable, se lever et partir à l'heure, faire ses devoirs, gérer ses émotions, ses crises, sa sécurité, les sorties, les relations avec les autres. Dites combien de temps cela vous prend et ce que cela change pour toute la famille (votre travail, votre sommeil, les frères et sœurs).
Donnez des exemples concrets : « il faut lui répéter chaque consigne cinq fois », « je dois rester à côté de lui pour qu'il s'habille ». Ce n'est pas l'accuser, c'est le protéger : c'est ce qui lui ouvre les aides auxquelles il a droit.
Les étapes, dans l'ordre
Vous en parlez à l'école. Avec l'enseignant et le directeur. Une équipe éducative doit se réunir avant toute demande à la commission. Vous pouvez la demander vous-même, et venir accompagné.
Vous donnez votre accord. Rien ne part à la CTES sans l'accord des parents.
Chacun remplit sa partie. Le médecin, l'école, le psychologue et le service social remplissent chacun un document (voir ci-dessous). Ajoutez tous les bilans que vous avez déjà : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie…
Le dossier complet est envoyé à la CTES. Demandez au directeur ou à l'enseignant spécialisé référent qui l'envoie et à quelle adresse. Gardez une copie de tout.
La CTES étudie le dossier et décide. Elle s'appuie sur le guide-barème pour évaluer les besoins. Vous recevez sa décision par écrit.
Les aides se mettent en place. Si le handicap est reconnu, un PPS est écrit avec vous. Si un AEESH est attribué, un protocole d'accompagnement est rédigé, puis des bilans sont faits.
Vous pensez au renouvellement. Beaucoup de décisions ont une durée limitée et ne se renouvellent pas toutes seules. Faites la demande au moins six mois avant la fin.
Les pièces du dossier
Rempli par le médecin
Le certificat médical
À quoi ça sert : c'est la pièce principale du dossier. Le médecin y décrit le diagnostic, les soins, et surtout les conséquences sur la vie scolaire, familiale et sociale de l'enfant. C'est aussi là que l'on coche ce que l'on demande : AEESH, ULIS, SESSAD, allocation, carte…
Le mode d'emploi
Imprimez-le et apportez-le au médecin qui suit votre enfant (généraliste, pédiatre, pédopsychiatre…).
Avant le rendez-vous, notez tout ce que votre enfant ne fait pas seul au quotidien, avec des exemples concrets. Le médecin ne voit pas tout en consultation : dites-le-lui, et demandez-lui de bien remplir la partie « retentissement ».
Apportez les bilans déjà faits : le médecin doit les joindre. Plus le dossier est complet, plus il est traité vite.
Le médecin vous le remet, ou l'envoie lui-même sous pli confidentiel : il est protégé par le secret médical.
À quoi ça sert : présenter la famille et la vie de l'enfant : qui vit à la maison, le logement, les transports, ce qui est difficile au quotidien. On y indique aussi ce que l'on demande (AEESH, orientation, allocation, aménagement des examens…).
Le mode d'emploi
Vous remplissez le haut avec vos informations (identité, famille, logement).
Un travailleur social (assistante sociale de votre circonscription, de l'hôpital ou de l'école) remplit la partie qui lui est réservée et donne son avis.
Vous écrivez aussi votre avis de parents : c'est votre place pour dire ce que vous vivez et ce dont votre enfant a besoin. Insistez sur tout ce qu'il ne fait pas seul au quotidien (voir la note aux parents).
À quoi ça sert : montrer le parcours de l'enfant à l'école : ses classes, ses suivis (orthophonie, SESSAD…), ce qu'il sait faire et ce qui reste difficile (lire, écrire, compter, s'organiser, rester attentif).
Le mode d'emploi
Donnez la fiche à l'enseignant de votre enfant. Il la remplit, et le directeur (ou le chef d'établissement) la signe.
Signalez-lui les suivis en cours, pour qu'ils soient bien notés.
Demandez à la relire : vous avez le droit de savoir ce qui est écrit sur votre enfant.
À quoi ça sert : résumer les tests passés par l'enfant avec un psychologue (par exemple un bilan intellectuel), son comportement pendant les tests et les conclusions du psychologue.
Le mode d'emploi
Il est rempli par le psychologue scolaire ou par le psychologue qui a fait le bilan.
Si un bilan a déjà été fait, apportez-le : il n'est pas toujours nécessaire de tout refaire.
Demandez au psychologue de vous expliquer les résultats avec des mots simples.
À quoi ça sert : c'est la fiche qui justifie la demande d'un AEESH (AESH), autrefois appelé AVS. On y regarde 24 gestes de la journée (se déplacer, s'installer, comprendre une consigne, s'organiser, gérer une crise…) et on dit si l'enfant est autonome, en partie autonome ou dépendant.
Le mode d'emploi
Elle est remplie par l'équipe éducative : l'enseignant, le directeur, et les personnes qui connaissent bien l'enfant.
Elle précise de quelle aide il a besoin, combien d'heures, et à quels moments (en continu, seulement sur certains temps, ou de façon occasionnelle).
Elle est signée par les parents : lisez-la bien avant de signer. Si l'enfant y paraît plus autonome qu'il ne l'est vraiment à la maison, dites-le et ajoutez vos remarques.
Quand votre enfant est accompagné par un AEESH (AESH)
Au début de l'accompagnement
Le protocole d'accompagnement
À quoi ça sert : écrire noir sur blanc ce que fait l'AEESH pour votre enfant : l'accueil le matin, les déplacements, les repas, l'aide en classe (reformuler les consignes, gérer le matériel, prendre des notes), les sorties et la sécurité.
Le mode d'emploi
Il est rédigé par l'enseignant et l'AEESH, dès l'arrivée de l'AEESH.
Il reprend les heures accordées par la CTES.
Les parents en reçoivent une copie : demandez-la si vous ne l'avez pas.
À quoi ça sert : faire le point sur ce que l'AEESH a apporté : plus de temps en classe, plus d'autonomie, un meilleur comportement, l'entrée dans les apprentissages. Il note aussi les difficultés rencontrées.
Le mode d'emploi
Il est rempli par l'enseignant et l'AEESH.
Il est très utile au moment de demander le renouvellement de l'accompagnement : il montre ce qui marche et ce qui manque encore.
Demandez à le lire, et parlez-en lors de la réunion de suivi.
À quoi ça sert : c'est la grille officielle dont se servent la CTES (pour les jeunes) et la COTOREP (pour les adultes) pour fixer un taux d'incapacité. Elle ne regarde pas seulement la maladie ou le trouble, mais son poids sur la vie de tous les jours.
Ce qu'il faut retenir
À partir de 50 % : des troubles importants, qui obligent à adapter beaucoup la vie quotidienne.
À partir de 80 % : une perte d'autonomie pour la plupart des gestes essentiels de la vie.
Ce taux ouvre ou non certains droits, comme les cartes (voir la fiche sur la loi du pays 2022-6).
Partie I : déficiences intellectuelles, du comportement, du psychisme, de l'audition, du langage et de la vision. Partie II : déficiences du corps (cœur, respiration, digestion…), de l'appareil locomoteur et esthétiques.
Guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées, juillet 1996 (arrêté n° 270/CM du 12 mars 1996).
La loi du pays 2022-6 : les cartes et l'accès prioritaire
À quoi ça sert : elle donne aux personnes handicapées reconnues un droit de passer en priorité : dans les files d'attente, aux guichets, dans les transports, les salles d'attente et les lieux qui accueillent du public. Elle crée aussi trois cartes.
Ce qu'il faut retenir
La carte d'invalidité de Polynésie française : à partir de 80 % d'incapacité.
La carte pour personne à mobilité réduite : en dessous de 80 %, ou quand rester debout est pénible.
La carte de stationnement : pour les places de parking réservées. Elle peut servir au parent qui conduit l'enfant.
Pour un enfant ou un jeune, c'est la CTES qui décide. Elle a six mois maximum pour traiter la demande.
Une carte temporaire ne se renouvelle pas toute seule : demandez son renouvellement au moins six mois avant la date de fin.
Les cartes sont strictement personnelles : on ne les prête pas.
Loi du pays n° 2022-6 du 18 janvier 2022, Journal officiel de la Polynésie française.
Le site officiel de la Commission territoriale de l'éducation spéciale : ses démarches, ses formulaires à jour et ses coordonnées. Téléphone : 40 46 27 14.
La décision ne vous convient pas ? Vous avez le droit de faire appel. N'ayez pas peur !
Contester une décision de la CTES est un droit, pas un affront : c'est prévu pour cela. Personne ne connaît votre enfant mieux que vous : affirmez ce droit.
Lisez bien le courrier de décision : il indique en général comment contester et dans quel délai. Ne laissez pas passer ce délai.
Écrivez à la CTES pour dire que vous contestez la décision, et expliquez pourquoi, avec des exemples du quotidien.
Ajoutez de nouveaux éléments si vous en avez : un bilan récent, un mot de l'enseignant, du médecin ou de l'AEESH.
Gardez une copie de votre courrier et notez la date d'envoi.
Vous n'êtes pas seuls.Contactez-nous au besoin : nous pouvons vous aider à écrire votre courrier et vous accompagner.
Petit lexique : les mots du dossier
AEESH (AESH)
Agent d'éducation pour élèves en situation de handicap, autrefois appelé AVS. Il aide l'enfant en classe pendant les heures accordées par la CTES.
Équipe éducative
La réunion, présidée par le directeur, entre les parents, l'enseignant et les professionnels qui suivent l'enfant. Obligatoire avant une demande à la CTES.
ESS et ESR
L'équipe de suivi de la scolarisation suit le PPS. Elle est animée par l'enseignant spécialisé référent.
Enseignant spécialisé itinérant
Un enseignant formé au handicap qui vient voir l'enfant dans son école.
ULIS
Un petit groupe dans une école ordinaire, avec un enseignant spécialisé, pour des élèves en situation de handicap.
SESSAD
Un service de soins et d'éducation qui suit l'enfant là où il vit : à l'école, à la maison.
IME, ITEP
Des établissements spécialisés, pour les enfants qui ont besoin de plus de soins et d'accompagnement.
ASH (allocation), AC1, AC2
Des aides financières que la CTES peut accorder : l'allocation spéciale pour handicapés et l'allocation compensatrice (1re ou 2e catégorie).
Taux d'incapacité
Un pourcentage fixé avec le guide-barème. Il mesure le poids du handicap sur la vie de tous les jours.
COTOREP
La commission qui fait le même travail que la CTES, mais pour les adultes.
Vos droits et les bons réflexes
Vous êtes au cœur du dossier : rien ne se fait sans votre accord.
Vous pouvez demander une équipe éducative et vous y faire accompagner par la personne de votre choix.
Les informations médicales sont protégées par le secret médical.
Gardez une copie de chaque document, et notez la date d'envoi.
Vous avez le droit de contester une décision de la CTES (voir ci-dessus).
Vous vous sentez perdu ? Écrivez-nous : l'association peut vous aider à préparer le dossier.
Les visages de l'association
L'équipe
Derrière Je te vois, mon amour, il y a un bureau de bénévoles engagés, unis par la même envie : que chaque enfant, chaque adulte et chaque famille se sente vu, compris et accompagné.
Présidente
Augustine Roa
Fondatrice du collectif devenu association, maman de 'Ōhiti, enseignante de métier et engagée à 3000 %, elle porte cette cause avec son cœur, ses tripes, sa voix et une sacrée énergie. C'est elle qui vous parle ici au quotidien, organise les événements, crée les visuels, les vidéos, les supports… et fait les crêpes pour son fils 🧡
Vice-président
Thierry Magniet
Ami fidèle et parrain de cœur de 'Ōhiti, agent de restauration de métier, Thierry est d'une écoute rare. Très engagé, notamment dans la cause environnementale, il connaît bien le monde associatif. Pour lui, ce ne sont pas les enfants qui vont trop vite… c'est le monde qui va trop lentement. Il vit à Rangiroa, l'île où Augustine a grandi, et y porte fièrement notre antenne locale.
Secrétaire
Maïte Pihahuna
Maman dévouée, mère au foyer engagée, Maïte nous accompagne avec une discrétion précieuse et une générosité de cœur. Originaire de Huahine, elle porte une sensibilité profonde pour la cause de l'autisme. Elle veille sur la partie administrative de l'association, gère avec soin toutes les données vous concernant, et le fait toujours avec douceur, rigueur… et bienveillance.
Trésorier
Didier Ng Powai
Didier, c'est l'une des personnes en qui Augustine a le plus confiance. Présent depuis les débuts, il connaît bien le monde associatif. Il apaise, il recadre, il veille. Sa phrase fétiche : « Augustine, calme-toi. » Carré, honnête, sensible à la cause, il sait aussi encourager, pousser les projets et sécuriser le cadre. Et quand il s'agit des enfants, il a une seule réponse : « Je suis toujours là. »
Notre cadre
Nos statuts
Je te vois, mon amour est une association régie par la loi de 1901. Ses statuts posent un cadre clair et bienveillant : reconnaître, comprendre, accompagner et défendre les droits des enfants, des adolescents et des adultes présentant un trouble du neurodéveloppement, diagnostiqué ou suspecté, ainsi que de leurs familles et de leurs proches aidants.
Forme
Association loi 1901
Siège
Pirae, Tahiti
Territoire
Toute la Polynésie française, îles et archipels éloignés compris
Cotisation
1 500 XPF par an pour les adultes, gratuite pour les mineurs
Les troubles concernés
Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), le trouble du spectre de l'autisme, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, le trouble du développement intellectuel et le trouble développemental de la coordination. L'association peut aussi accompagner les personnes présentant des troubles neurovisuels, visuoperceptifs ou visuospatiaux.
Ce que l'association peut entreprendre
01
Informer, sensibiliser et défendre les droits
Lutter contre les préjugés, l'isolement et toutes les formes d'exclusion, et représenter les familles auprès des institutions.
02
Accueillir, orienter et accompagner
Écouter les familles, faciliter l'accès aux droits, aux bilans et aux professionnels, soutenir la parentalité et prévenir l'épuisement des aidants.
03
Développer des services d'accompagnement
Des équipes mobiles à la maison, à l'école et dans les lieux de vie, pour l'autonomie, la communication et les apprentissages.
04
Créer des lieux ressources
Un centre d'accueil, de répit et de formation, une Maison de l'enfance et des familles, un espace sensoriel.
05
Agir dans les archipels
Mobiliser des professionnels qualifiés et financer leurs missions jusque dans les îles éloignées.
06
Former et créer des ressources
Formations, ateliers croisant familles et professionnels, supports en français et dans les langues des archipels polynésiens.
07
Développer l'inclusion et les partenariats
Rendre les lieux et les activités accessibles, et créer des antennes dans les îles de la Polynésie française.
Les membres
Adhérents Ils adhèrent aux statuts et à la charte éthique.
Actifs Des adhérents qui participent, selon leurs possibilités, à la vie de l'association.
Bienfaiteurs Ils soutiennent l'association par des dons, du mécénat ou une mise à disposition.
Membres du bureau Ils dirigent l'association aux côtés de la présidente fondatrice.
Le bénévolat reste le cœur de notre engagement. Chaque membre s'engage à respecter la charte éthique et la confidentialité des familles.
100enseignants sensibilisés en une seule journée, environ
3îles où nous avons agi : Tahiti, Huahine, Rangiroa
Nos actions
Rencontres, ateliers, journées de sensibilisation, missions dans les îles, prises de parole auprès des institutions : voici tout ce que nous avons vécu avec vous, du plus récent au plus ancien.
Sensibiliser Faire connaître le TDAH et les troubles du neurodéveloppement pour changer le regard.
Se réunir Rassembler les familles pour partager, s'écouter et se sentir moins seules.
Informer Orienter les familles et porter leur voix auprès des institutions.
2026
InformerSe réunir
Octobre 2026 · Mairie de Teva i Uta
Une matinée à la mairie de Teva i Uta
Invitées par la Fédération Amuitahiraa Faufaa Metua No Teva i Uta, nous avons parlé des troubles du neurodéveloppement, du handicap et des réalités des parents, avec les témoignages de Poeiti et Poehere.
18 septembre 2026 · Présidence de la Polynésie française
Les premières Assises de l'inclusion
Une journée de rencontres et de paroles fortes, où les familles ont pu faire entendre leur réalité. Nos référents de Rangiroa y ont porté la voix des familles des Tuamotu.
Porter la voix des familles
Se réunirSensibiliser
17 septembre 2026 · Maison de l'Enfance de Faa'a
Café parents à Faa'a
Un temps de sensibilisation et d'échange entre parents, pour repartir avec un autre regard et des clés pour accompagner nos enfants au quotidien.
Sensibiliser et transmettre
Se réunir
12 septembre 2026 · Rangiroa
Rencontre avec les familles de Rangiroa
Les familles ont témoigné : heures d'accompagnement notifiées mais non assurées, refus d'aide humaine, épuisement des parents. Elles ont aussi retrouvé un peu d'espoir.
Agir dans toutes les îles
Informer
Septembre 2026 · Étude internationale
La Polynésie dans une étude internationale
L'association a fait entendre la voix des familles polynésiennes dans une étude internationale sur l'accès aux soins dans le TDAH.
Porter la voix des familles
Se réunirInformer
Août 2026 · Tahiti
TDAH & addictions
Rencontre avec Rauarii De Longeaux, délégué interministériel en charge de la lutte contre les addictions et les violences : repérage précoce, prévention et pistes pour la suite.
Porter la voix des familles
Se réunir
4 août 2026 · Maison de l'Enfance de Punaauia
Café parents à Punaauia
Un temps d'échange entre parents, animé avec l'association Autisme et familles des Raromatai.
Sensibiliser et transmettre
Sensibiliser
25 juillet 2026 · Ra'iroa
Heiva va'a Ra'iroa
Pour l'anniversaire de l'association, nos rameurs aux couleurs du crabe et notre banderole au milieu des pirogues, pour rendre le TDAH visible jusque dans les Tuamotu.
Agir dans toutes les îles
InformerSe réunir
24 juillet 2026 · Huahine
Mission à Huahine
Avec la Fédération Te Niu O Te Huma, l'association Taatiraa Huma Here no Matairea et les élus de l'île.
Agir dans toutes les îles
SensibiliserSe réunir
Mai à juillet 2026 · Avatoru et Tiputa, Rangiroa
Matinées d'ateliers en famille à Rangiroa
« Communiquer avec mon enfant pour grandir vers l'autonomie » : pictogrammes, routines visuelles et roue des émotions, fabriqués en famille.
Agir dans toutes les îles
Sensibiliser
27 juin 2026 · Papeete
Une rencontre avec le TDAH
Une journée animée par Hoani Martin, Theodora Vahine et Heiarii Wong, neuropsychologues, et Augustine Roa, avec des ateliers pour se mettre à la place de l'enfant.
Sensibiliser et transmettre
Sensibiliser
12 juin 2026 · Partout au fenua
Tous en orange pour rendre le TDAH visible
Pour la journée nationale de sensibilisation au TDAH, écoles, communes, institutions, clubs et commerçants ont porté l'orange à nos côtés.
La présidente de l'association invitée de la matinale de Polynésie la 1ère.
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Se réunir
30 mai 2026 · Jardins de la mairie de Papeete
2e matinée « On joue ensemble »
Familles, enfants et adultes réunis pour jouer, partager, rire et créer ensemble, avec un atelier percussions, un atelier danse et un temps d'échange pour les parents.
Accueillis par la Commune de Rangiroa, nous avons tenu notre première permanence à la mairie pour répondre aux questions des familles et les rencontrer.
Échange avec le Tavana Rémy Brillant et les conseillers délégués Tehani Bennett et Bibiane Tamarii sur les handicaps visibles et invisibles, et préparation de « On joue ensemble ».
Porter la voix des familles
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1er mai 2026 · Tahiti
Atelier massage parent-enfant
Les enfants ont reçu un massage, puis ont massé à leur tour leur maman : un moment de douceur et de reconnexion, animé par Augustine, Mehiti et Magalie.
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Informer
27 avril 2026 · Ministère de l'Éducation
Reçue par la ministre de l'Éducation
Un échange constructif sur les troubles du neurodéveloppement à l'école : nos actions, des remontées de terrain et des pistes concrètes, construites avec les familles, les enseignants et les professionnels.
Porter la voix des familles
Sensibiliser
Avril et mai 2026 · Institut Synapse
Formation TDAH & TOP
Une formation avec Heiarii Wong, neuropsychologue, pour des enseignants, des parents et des présidentes d'APE, conclue par la remise des attestations.
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SensibiliserSe réunir
3 mars 2026 · Maison de l'Enfance de Punaauia
Troubles des apprentissages, de la coordination et du langage
Une matinée de sensibilisation où parents et grands-parents se sont mis à la place de l'enfant : boutonner une chemise avec des gants, écrire autrement…
Un atelier expérientiel pour se mettre à la place de l'enfant.
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SensibiliserSe réunir
31 janvier 2026 · Paofai
Atelier « L'adulte face à l'enfant TDAH »
Un espace pour les parents, enseignants et professionnels, ouvert par une cérémonie du 'Ava menée par Hawaiki et co-animé par Hoani Martin, neuropsychologue, et Augustine Roa.
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2025
Se réunirSensibiliser
18 décembre 2025 · Maison de l'Enfance de Papeete
Café parents à Papeete
Des parents et des adultes de l'association ont témoigné et partagé leur parcours, à l'invitation des Maisons de l'Enfance de Tahiti.
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Sensibiliser
1er décembre 2025 · Galerie Polynesian Futures, Paofai
Exposition « Derrière le TDA/H, des visages et des vies »
Une exposition immersive : des portraits en noir et blanc de familles pris par la photographe Moea Cabral, et un paysage sonore fait des remarques blessantes entendues par les enfants TDAH.
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SensibiliserInformer
1er décembre 2025 · Galerie Polynesian Futures, Paofai
Sortie du livre « Moi, Maman d'un 'Ōhiti »
Le livre d'Augustine Roa, illustré par Vashee, en français et en Reo ma'ohi (« 'O vau nei, Māmā nō 'Ōhiti », traduit par Tearo Tahauri), publié et vendu par l'association.
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Se réunirSensibiliser
Novembre et décembre 2025 · Commune de Faa'a
Cafés parents autour du TDAH
Un cycle de cafés parents avec Céline Faion, orthophoniste, et Theodora Vahine, neuropsychologue, pour comprendre et repartir avec des clés pour le quotidien.
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InformerSensibiliser
21 novembre 2025 · Plateau de Fare Ma'ohi
Augustine Roa invitée de Fare Ma'ohi
Pour parler du premier livre de l'association, de l'exposition et des petits outils du quotidien partagés avec les familles.
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Informer
5 novembre 2025 · Présidence de la Polynésie française
Rencontre avec la Vice-présidente
Accueillies par Minarii Chantal Galenon Taupua, Vice-présidente et ministre des Solidarités, en charge de la Famille : une rencontre pleine d'écoute et d'humanité.
Porter la voix des familles
Se réunirInformer
1er octobre 2025 · Ministère de l'Éducation
Rencontre avec le ministre de l'Éducation
Échange avec le ministre de l'Éducation Ronny Teriipaia et des membres du ministère pour faire connaître les besoins des enfants et des familles.
Porter la voix des familles
Se réunir
13 septembre 2025 · Tahiti
Le Cercle des mamans
Un après-midi de reconnexion et de partage entre mamans, animé par Mehiti Van Cam.
Pour les enseignants du premier degré des écoles publiques : un zoom scientifique et pédagogique sur le cerveau, puis quatre ateliers « Dans la peau d'un élève TDA/H ».
Sensibiliser et transmettre
Se réunirInformer
1er septembre 2025 · Tahiti
Rencontre avec la commission de l'éducation
Avec Heinui Lecaill et Tevaipaea Hoiore : échanges sur les troubles du neurodéveloppement, avec un focus sur le TDA/H, et présentation de nos projets et de nos actions.
Porter la voix des familles
Se réunirInformer
3 août 2025 · En plein air, Tahiti
Rencontre « Avant la rentrée »
Parents et professionnels réunis sur l'herbe pour préparer la rentrée, avec le Dr Guillot, une enseignante sur la classe dehors, Rorienne Barff, Francisco sur le TDAH adulte et l'élue Hinamoeura Morgant Cross.
Sensibiliser et transmettre
25 juillet 2025 · Polynésie française
Naissance officielle de l'association
Le collectif devient l'association Je te vois, mon amour.
Se réunir
5 juillet 2025 · Tahiti
Première édition de « On joue ensemble »
Un premier moment de partage pour les familles, qui a donné vie à notre projet.
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Rejoindre Je te vois, mon amour, c'est faire grandir une communauté qui se tient aux côtés des familles. Chaque adhésion donne plus de poids à notre voix pour changer le regard sur le TDAH et les troubles du neurodéveloppement en Polynésie française.
1 · Adhérer
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1 500 XPF par an
Votre adhésion renforce la légitimité de l'association auprès des institutions. Vous choisissez simplement la forme de soutien qui vous convient :
Le soutien moral : votre présence à nos côtés.
La veille : recevoir nos informations et nos ressources.
La mobilisation ponctuelle : être sollicité uniquement lors des moments décisifs.
« Nous respectons votre temps et votre énergie. Faire partie de notre communauté est déjà, en soi, une contribution précieuse. »Le mot de la Présidente
Le membre actif est un adhérent à jour de sa cotisation qui choisit de prendre une part concrète à la vie de l'association : communication, événements, levées de fonds, accueil des familles, projets…
Pour le devenir, il suffit de remplir la fiche individuelle en choisissant au moins cinq engagements selon vos possibilités réelles.
Ce que ce statut permet, selon les actions et les moyens disponibles :
des activités réservées aux membres actifs ;
une priorité d'inscription lorsque les places sont limitées ;
une prise en charge totale ou partielle de certaines activités ;
une priorité pour les guidances parentales, habiletés sociales, formations et groupes de parole ;
un accompagnement pour les PAP, PPS et équipes éducatives ;
certains accompagnements individuels ou juridiques ;
l'accès au groupe Facebook privé des membres actifs.
Ces avantages sont accordés dans la limite des ressources de l'association et ne constituent pas un droit automatique.
Vous pouvez aussi nous soutenir par un don, quel qu'en soit le montant. Chaque geste nous permet d'accompagner les familles au quotidien : les écouter, les orienter, les former et porter leur voix, à Tahiti comme dans les îles.